Elle s’était réveillée avec le bas du corps nu à Comblain-au-Pont

La jeune fille n’a plus aucun souvenir de la nuit qu’elle a passée avec des personnes censées être ses amis.

Sarah RASUJEW
Le prévenu encourt une peine de trois ans de prison ave sursis probatoire.
Le prévenu encourt une peine de trois ans de prison ave sursis probatoire. ©EdA Hermann

Un homme de 32 ans encourt une peine de 3 ans de prison avec sursis probatoire pour avoir commis un viol sur une jeune fille qui n’était pas en état de consentir puisqu’elle était inconsciente. Dans la nuit du 10 au 11 mars 2017, la jeune fille s’est rendue avec des amis dans un café de Comblain-au-Pont. Sur place, les protagonistes ont beaucoup bu. La soirée s’est poursuivie et les amis se sont rendus dans un autre café situé à Poulseur. À l’endroit, plusieurs jeunes sont venus rejoindre le groupe.

Le prévenu était parmi ceux-ci. Il connaît fort bien la jeune fille. Cette dernière le considérait d’ailleurs comme son frère. Mais, cette nuit-là, le moins que l’on puisse dire, c’est que certaines personnes présentes n’ont pas été bienveillantes avec la jeune femme qui était ivre. Un premier ami lui a proposé de la reconduire chez elle, mais elle voulait encore faire la fête. Elle s’est donc retrouvée au domicile d’une connaissance à Comblain-au-Pont. Sur place, alors qu’elle était à moitié consciente, deux garçons ont commencé à lui lancer du ketchup et de la mayonnaise au visage… La jeune fille a un peu réagi, mais elle ne semblait déjà plus en état. Tous les protagonistes ont continué à boire.

Il a fallu un test ADN

La jeune fille ne s’est réveillée que le lendemain à 17 h. Elle a découvert qu’elle était nue au niveau des membres inférieurs. Elle n’avait aucun souvenir de la nuit qu’elle venait de passer. Elle était dans un mal-être important. Sur conseil de sa patronne, elle est allée déposer plainte. Il est apparu qu’elle avait entretenu des relations sexuelles avec une personne. Aucun des hommes présents sur place ne s’est dénoncé. Il a fallu un test ADN pour démontrer que c’était le prévenu qui était impliqué. Même si ce dernier déclare n’avoir aucun souvenir d’une relation sexuelle. Il ne peut pas expliquer comment son ADN s’est retrouvé dans la jeune fille. "Les autres lui lançaient de la sauce, s’est-il souvenu. Elle a essayé de m’embrasser. Je me suis laissé faire."

Mais pour ce qui est de la suite de la scène, il a déclaré ne pas s’en souvenir…

Pour le parquet, il ne fait aucun doute que la jeune fille n’était plus en état de consentir à une relation sexuelle. L’avocate de la défense du prévenu a estimé que les poursuites étaient irrecevables car il n’a pas été permis de faire entendre les personnes que la défense souhaitait voir interrogées. Elle a aussi estimé qu’il existait un doute, elle a plaidé l’acquittement. Elle a également demandé une simple déclaration de culpabilité étant donné le dépassement du délai raisonnable.

Le tribunal rendra sa décision en février prochain.

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