Un policier de Clavier est poursuivi pour un « revenge porn »

Un policier de Clavier est soupçonné d’avoir créé de faux profils échangistes en utilisant une photo de son ex-compagne enceinte et nue.

Sarah Rasujew
Un policier de Clavier est poursuivi pour un « revenge porn »
©heymans 

Le parquet général a requis devant la cour d’appel de Liège une peine de six mois de prison avec sursis probatoire à l’encontre d’un policier, qui est poursuivi pour avoir commis un "revenge porn" à Clavier entre 2018 et 2019. En effet, l’homme a utilisé des photos de son ex-compagne enceinte nue pour les faire paraître sur des sites échangistes! Il a utilisé la photo pour créer de faux profils et se faire passer pour la dame. Il avait décidé d’être élégant puisqu’il avait légendé la photo en prétendant que la dame souhaitait obtenir "trois ou quatre grosses b… noires".

Un comportement pour le moins inélégant, mais surtout pénalement réprimé. Cette publication a eu des effets néfastes sur la victime. Le policier a été suspendu. Il s’est également tout naturellement retrouvé poursuivi devant le tribunal correctionnel de Liège division de Huy. Il est poursuivi pour une période située entre le 1er janvier 2018 et le 16 avril 2019. Devant la cour d’appel de Liège, il n’a pas démenti les faits mis à sa charge. Il a expliqué, sans rire, qu’il avait commis ces publications dans le but de mettre une sorte de piment dans le couple… Il ne faut pas être fin psychologue pour s’imaginer que ce comportement n’a évidemment pas eu l’effet qu’il disait escompter.

De lourdes conséquences

Au lieu de cela, très logiquement, en plus de la victime directement ciblée, certains proches d’Alain ont rejeté cette manière de faire. La victime s’est constituée partie civile à la suite du dommage subi. "J’ai tout perdu", a indiqué l’intéressé à la cour. Il a expliqué que ses enfants ne lui parlaient plus, que son emploi est suspendu à la condamnation que la cour pourrait prononcer. En effet, s’il est condamné à une peine de six mois de prison même avec sursis, il y a de grandes chances qu’il ne puisse plus reprendre sa place de policier.

Me Aurélie Jacques, qui défendait le suspect, a plaidé une suspension du prononcé ou une peine de probation autonome. Des peines qui ne figurent pas à l’extrait de casier judiciaire et qui permettraient à son client de reprendre sa place au sein des forces de l’ordre. La cour rendra sa décision en février prochain.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...