Ochain Énergie, le poumon vert de Clavier et de ses habitants

Avec la flambée des prix de l’énergie, la biométhanisation pourrait bien être une solution face à la crise. Focus sur Ochain Énergie.

caroline viatour
 Grégory Racelle a lancé Ochain énergie en 2013. Presque 10 ans avant de voir débarquer la crise énergétique.
Grégory Racelle a lancé Ochain énergie en 2013. Presque 10 ans avant de voir débarquer la crise énergétique. ©C.Vi.

En ce moment, quand on parle d’énergies, il y a de quoi grincer des dents et avoir des sueurs froides. Alors, parlons économie, circuit court et énergie verte. Parce que s’éclairer ou se chauffer à partir de nos déchets, oui, c’est possible avec la biométhanisation. "Le principe consiste en la dégradation, sous l’action de bactéries, de matières organiques dans un environnement anaérobie (en l’absence d’oxygène), explique Grégory Racelle, agriculteur tinlotois à l’origine du projet Ochain Énergie. On a deux cuves de 3 300 tonnes qui dégradent ces déchets qui sont alors consommés par nos bactéries. Ce processus de fermentation produit ainsi du biogaz, un mélange composé essentiellement de gaz carbonique et de méthane, qui peut alors être valorisé sous forme d’électricité et de chaleur." Ochain Énergie produit de l’électricité renouvelable pour 1 800 ménages (par l’intermédiaire d’ORES) et de la chaleur (biomasse) équivalente à 500 000 litres de fuel par an. La société claviéroise, en plus d’être complètement autonome pour ses infrastructures, distribue également 95% des besoins de la maison de repos et de soin du Château d’Ochain. Un bel exemple pour la collectivité. "Le projet est né en août 2013, rappelle Grégory Racelle. J’avais eu cette idée en voyant ce qui se faisait ailleurs. Fils d’agriculteur, je n’étais pas destiné à produire de l’énergie au départ mais je suis amoureux du secteur agricole et je ne voulais pas être un éleveur lambda. Je voulais faire quelque chose de différent en améliorant la qualité de vie du consommateur tout en valorisant l’image du secteur de l’agriculture."

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