Oui à plus de protection des données privées

Lundi soir, le conseil communal de Clavier a voté sa candidature à un projet pilote pour améliorer la protection des données.

J. BELT

De nouvelles directives européennes en matière de protection des données à caractère privé (RGPD) entreront en application dès le 25 mai prochain. Lundi soir, le conseil communal se réunissait à Clavier. Et tous ont dit «oui» pour poser une candidature à ce projet. Un projet lancé par l'Union des villes et communes (UVCW), en vue de lancer une centrale de marché «à laquelle les Communes choisiront d'adhérer ou non, car on sait que cela aura un certain coût», informe le bourgmestre, Philippe Dubois (IC). Et parmi les nombreuses données reprises dans la protection, celles à caractère fiscal, celles issues du registre national ou de la sécurité sociale, d'autres encore issues du développement économique local ou encore les informations relatives au personnel. «On est déjà soumis à une protection de la vie privée depuis 1992. Dès lors, il devrait déjà y avoir un registre, le nom de la personne qui le gère, etc. Existe-t-il un historique de l'utilisation des listes?», questionne néanmoins la conseillère de l'opposition Annie Luymoeyen (Renouveau). « Non car ça ne fonctionne pas comme cela», rétorque le bourgmestre. À la Commune de Clavier, six personnes ont actuellement accès au registre national. Et avec ces nouvelles directives, plusieurs démarches devront être entamées par les Communes, mais aussi par les entreprises: la classification des données et la tenue d'un registre sur leur utilisation, tout d'abord; la création d'une équipe pluridisciplinaire; la réalisation d'audits de sécurité; l'analyse et la mise à jour des documents mais encore la sensibilisation des fonctions dirigeantes et du personnel… «Cela va jusqu'au changement du mobilier pour permettre aux documents stockés d'être mis sous clé, si cela est nécessaire.»