Le voisin fou écope de 18 mois de prison

Pas facile de vivre à côté de cet homme, poursuivi pour dégradations, menaces et coups. Il a été condamné à 18 mois de prison.

S.J.

La partie civile se voit soulagée. Voilà plus d’un an et demi qu’elle vivait un enfer, voisine directe du prévenu, qui lui faisait subir tapages nocturnes, menaces et dégradations. À plus de dix reprises, la police a dû intervenir parce que le Claviérois mettait sa musique trop fort en pleine nuit, quand ce n’était pas sa tronçonneuse ou sa tondeuse aux petites heures. Mais ce n’est pas seulement ses voisins directs qui s’en plaignent, car le Claviérois a également défoncé les pare-brises des voisins d’en face à l’aide d’un merlin, ce que le prévenu niait, de toute manière. Selon lui, il était la victime. Victime d’un chien qui aboyait jour et nuit. Victime de policiers qui débarquent chez lui et qui l’agressent. Des policiers qui se sont aussi portés partie civile dans cette affaire pour avoir subi une incapacité de travail à la suite de cette intervention. L’homme n’a pas souhaité prendre d’avocat. Et le tribunal a décidé de se montrer ferme face aux agissements répétés du Claviérois. Il a suivi le réquisitoire du ministère public qui réclamait une peine de 18 mois de prison et 600€ d’amende, justifiant cela par les antécédents judiciaires spécifiques du prévenu, son absence de remise en question, et la longue période infractionnelle. Le juge Hugues Marchal n’a cependant pas fait droit à la demande du parquet qui réclamait son arrestation immédiate, estimant que l’homme ne risquait pas de se soustraire à la peine puisqu’il avait été présent lors de l’instruction d’audience précédente.