Projet Vivaqua: la facture risque d’être salée pour les riverains

Vivaqua étend sa zone de protection à Modave et à certains villages claviérois. Et les règles imposées aux riverains risquent de coûter cher.

Sarah Janssens
Projet Vivaqua: la facture risque d’être salée pour les riverains
Une centaine de personnes, principalement des Modaviens mais aussi des Claviérois, sont venues manifester leur mécontentement mardi soir lors de la réunion d’information. ©EdA

Ça rouspétait déjà, mardi soir dès 19 h, à l'avant de la salle Les Échos du Hoyoux, à Modave village, avant la réunion d'information. Et même si beaucoup n'ont pas vraiment compris la lettre qu'on leur a adressée concernant cette extension de zone de protection du captage d'eau de Vivaqua, les personnes présentes ont tout de même pris conscience que ça ne sentait pas bon pour leur portefeuille, d'où leur énervement précoce. «Un énervement que j'entends bien», déclare tout de suite Marie Derick, ingénieur agronome pour Vivaqua, face aux remontrances très virulentes des riverains. Car ce qu'elle leur a expliqué, mardi soir, c'est que suite à la modification des zones de protection de Vivaqua, les habitations incluses dans celles-ci devraient se mettre en ordre afin de respecter la nouvelle législation mise en place et de protéger l'eau captée à Modave. Et se mettre en ordre, ça signifiera, pour certains, le remplacement de leur citerne à mazout à leur frais si elle n'est plus étanche ou si sa durée de vie est de moins de quatre ans mais également la réalisation d'une station d'épuration individuelle pour ceux qui n'en ont pas. Et tout ça pour un montant qui devrait probablement avoisiner les 10 à 15 000€, en fonction de si la cuve est enterrée ou aérienne et ce qu'il faudra prévoir ensuite. Ce qui excède profondément les Modaviens principalement – car ce sont eux qui se trouvent dans la zone de protection rapprochée, celle la plus réglementée – c'est que ces travaux, il y a encore quelques années, étaient entièrement remboursés par la SPGE (Société publique de la gestion de l'eau). Ils avaient d'ailleurs reçu un courrier en novembre 2012 l'attestant. Mais depuis lors, la législation a changé, et la SPGE focalise ses moyens financiers sur d'autres choses (voir la cadrée ci-dessous). «Il est hors de question qu'on paie pour de l'eau que nous ne buvons même pas», déclaraient d'emblée les Modaviens dans le public. Les 25 millions de mètres cubes par an qui sont captés à Modave servent en effet principalement à abreuver les Bruxellois.

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