«On ne se laissera pas faire»

Même son de cloche auprès des autorités communales à Modave et à Clavier: hors de question qu’on touche aux portefeuilles de leurs concitoyens.

«On ne se laissera pas faire»
L’échevine Catherine Greindl, en charge du dossier à Modave, est aussi offusquée que ses riverains. ©ÉdA

«Dans notre facture d’eau, nous payons 7 cent par mètre cube d’eau à la SPGE. On parle donc d’un 1,75 million d’euros par an. Avec tout cet argent, ils devraient pouvoir continuer à payer, comme ils l’ont déjà fait, le remplacement des citernes», estime Philippe Dubois. Les habitants des Avins, situé en zone de captage de la Ciesac, avait d’ailleurs vu leur citerne changée gratuitement il y a quelques années. Mais ces remplacements systématiques et parfois pas utiles ont coûté trop cher à la SPGE pour qu’elle réitère sa bonne action. Autre problème: la différence entre la zone théorique délimitée suite aux tests lancés en 2013 (quand la législation précisait toujours que les frais étaient à charge de la SPGE) et l’interprétation pratique qu’en a faite Vivaqua. Et c’est cette zone pratique qui sera soumise au ministre dans le projet d’arrêté. «Sauf que dans la zone théorique, le village de Modave n’est pas inclus en zone protégée (donc plus réglementée) alors que dans la zone pratique, bien », constate l’échevine des Travaux de Modave, Catherine Greindl. Même chose pour Clavier: si Vivaqua s’en tenait à sa zone théorique, une grosse partie des habitations concernées tomberait hors zone. D’où l’importance de ces remarques dans l’enquête publique.

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