Bois-et-Borsu : Chantal Côte, entre peinture et photographie

On connaissait Chantal Côte en tant que peintre. Elle est aussi devenue photographe. Pour montrer l’énergie de la Terre sur le corps des femmes.

Anne-Françoise bertrand

Il aura finalement fallu deux ans de travail à Chantal Côte pour présenter son exposition «L'énergie de la Terre», au château de Waroux, à Alleur. Deux ans pendant lesquels celle qui vient de Bois-et-Borsu, et qui s'est expatriée en Bourgogne, s'est consacrée presqu'exclusivement à ce nouvel art qu'elle s'est choisi. Ou plutôt, qui s'est imposé à elle un beau matin, après une sorte de traversée du désert artistique. «J'ai vraiment eu le syndrome de la toile blanche pendant longtemps. J'ai essayé 25 millions de techniques et 25 millions de sujets mais rien ne marchait. C'est dur, pourtant, de ne pas exposer pendant dix ans. Mais un jour, alors que je m'occupais de mes vignes, chez moi à Mercurey, j'ai ressenti comme une évidence: j'allais peindre l'énergie de la Terre sur le corps des femmes.»