Sur le terrain, le Dogue n'est pas mort

Malgré sa situation précaire, l'Olympic a failli revenir de l'US Centre avec les trois points. Les joueurs sont prêts à se battre à présent pour l'honneur.

Diego Di Risio
Sur le terrain, le Dogue n'est pas mort
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L'Olympic n'a pas rempli les conditions pour que son équipe fanion ait le droit de participer au tour final. De plus, les joueurs n'ont toujours pas reçu leur salaire depuis des mois. Dans de telles circonstances, les Dogues ne peuvent aborder cette fin de saison de manière optimale. Pourtant, samedi dernier, ils ont livré une prestation d'excellente facture face à l'US Centre, qui vient tout juste de changer d'entraîneur. Ils ont prouvé leur supériorité sur des Pierrots peu dangereux jusqu'au coup franc salvateur de leur capitaine, Delaby, dans la dernière minute.

Après la lourde défaite encourue une semaine plus tôt, contre le nouveau leader, le White Star, beaucoup pensaient que les Olympiens allaient s'écrouler. C'est tout le contraire qui s'est produit au stade Raymond Dienne. «Nous avons eu une belle réaction, se réjouit Samuel Dog, le défenseur axial carolo, qui s'est démené au côté de Terwagne. C'est vrai que par rapport à Woluwe, c'était le jour et la nuit. Nous n'étions pas dedans cette fois-là. Ici, nous avons essayé de jouer au sol pour nous faciliter la tâche. L'équipe a les qualités pour ça. Sans possession de balle, nous sommes plus fébriles. Malheureusement, nous sommes injustement rejoints en fin de rencontre. Pour moi, il n'y a pas faute sur le coup franc qui amène l'égalisation. Keevin (NDLR : Terwagne) a un meilleur timing que son opposant. Sans vouloir faire le vilain petit canard, j'ai l'impression qu'on est souvent mal arbitré dans cette série. Nous avons fini au moins dix rencontres à dix, ce n'est pas anodin

Ce bon partage n'occulte pas la situation préoccupante en dehors du terrain. Alex Czerniatynski, ainsi que l'ensemble de son groupe, nourrit bien des regrets de ne pas avoir pu aller au bout de ses ambitions. Mais l'entraîneur olympien accepte le choix du club de ne pas prendre part au tour final, surtout si c'est dans son intérêt. Pour les joueurs, ils ne restent plus qu'à se battre pour l'orgueil. «La motivation est toujours là, assure Samuel Dog. Par respect pour les supporters et nous-mêmes, nous jouerons à fond jusqu'en fin de championnat. La saison fut pénible pour tout le monde. Comment faisons-nous pour nous en sortir financièrement ? Certains joueurs demandent l'aide de la famille, d'autres puisent dans leurs économies. Ce n'est pas simple. Nous avons entamé des actions pour qu'on nous verse nos salaires. Tout travail mérite son dû.»