«Quî po kwè» est déjà lancé sur un nouveau succès

Vendredi soir, c'était la première des neuf représentations de la troupe «Lî qwètrin.me ake di Bwès-Borsu» qui interprète la pièce d'Albert Scohy.

Nathalie LEGRAND
«Quî po kwè» est déjà lancé sur un nouveau succès
13103537 ©© EdA

La nouvelle pièce de la troupe de Clavier a encore une fois décroché la palme : les rires ont fusé dans une salle comble, toutes les places sont déjà réservées pour les sept prochaines représentations. Vendredi, la première s'est parfaitement bien déroulée, aucun couac n'a troublé la représentation. De quoi soulager la troupe qui répète assidûment depuis le mois d'octobre, au rythme de trois répétitions par semaine. Au lendemain des deux premières séances en public, le metteur en scène Victor George confie ses impressions : «Mon rôle consiste à choisir la pièce, puis les acteurs et enfin à leur donner des indications de mise en scène. Au fur et à mesure des répétitions, chacun donne ses idées. Cette fois-ci, il fallait éviter que la pièce ne soit trop statique. Passionné par le wallon, je rêve de monter une pièce qui prouve que c'est une langue qui permet aussi de réfléchir, de transmettre des émotions mais les gens viennent voir notre pièce pour rire. Le théâtre est le dernier refuge du wallon et je suis heureux de constater que dans le public, il y a beaucoup de jeunes de trente ou quarante ans». Parmi les neufs acteurs, Laurent Gaspar est comblé : «je fais partie de la troupe presque depuis le début : on a tellement de plaisir à jouer, depuis le temps que nous répétons ensemble, nous formons un groupe d'amis et on se retrouve volontiers. Vendredi soir, avant d'entrer en scène, il y avait un peu de stress : certains préfèrent alors s'isoler et se concentrer sur le texte, d'autres ont besoin de parler ou de prendre des pilules homéopathiques, chacun a son petit truc. Pour les problèmes de mémoire, la souffleuse nous aide mais tout le monde ne l'entend pas : on se met alors derrière une porte ou un élément du décor pour aider le collègue en cas de pépin. Je ne parle plus le wallon couramment et lorsque je découvre la pièce, beaucoup de mots sont incompréhensibles mais les répétitions me permettent d'apprendre beaucoup. Si le texte était plus sérieux, les gens ne viendraient pas nous voir, Victor George possède l'art de trouver les bonnes pièces : même si je n'étais pas très chaud au départ, quand j'ai vu comment ça s'est passé vendredi et samedi soir, c'était le bon choix». Dans le public, Partick Franzen est conquis : «c'est la troisième pièce à laquelle j'assiste à Bois et Borsu, c'était vraiment très bien. Les décors sont magnifiques et j'aime bien l'ambiance assurée par des comédiens qui ne sont pas des professionnels, il y a beaucoup de volonté de «bien faire». Je vais régulièrement voir des pièces en wallon, j'aime bien quand c'est drôle. Celle-ci l'était un peu moins que les deux pièces précédentes, mais c'était très bien quand même. De temps en temps, un mot m'échappe mais cela ne me gène pas pour comprendre ce qui se passe sur scène. «Quî po kwè» raconte l'histoire d'un fermier qui a quatre soeurs et veut devenir une star de la chanson. Producteur véreux et soeur qui veut se marier amènent de savoureux quiproquos».

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