Pailhe a réussi sa « première »

Pour sa première dans le Challenge condruzien (le jogging existait avant, le jogging de Pailhe séduit quarante joggeurs en plus.

Nathalie LEGRAND
Pailhe a réussi sa « première »
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Grande première pour cette deuxième édition de la course de Pailhe, elle émargeait cette année au Challenge Condruzien. Résultat : 40 personnes de plus au départ ! 200 coureurs se sont lancés sur un parcours où les côtes et les descentes se succédaient avec rapidité. Légèrement modifié par rapport à l'an passé, le tracé s'est adapté aux autorisations délivrées (ou non) pour traverser de belles propriétés : château de Saint Fontaine, de Saint Lambert et de ses étangs ou paysages champêtres et condruziens ont enchanté les sportifs. Francis Debrie, organisateur du Challenge depuis douze ans, était sur place pour accompagner cette première participation officielle et en tire quelques conclusions satisfaisantes.

« Le Challenge du Condroz a de plus en plus de succès. Sa particularité par rapport à d'autres challenges ? Le côté nature des étapes, les paysages sont fantastiques. On ne cherche pas la difficulté : on ne va pas mettre une côte comme la Redoute dès le départ ». À ceux qui critiquent le système informatique du Challenge, Francis Debrie répond : « Les organisateurs de certaines étapes du Challenge manquent de rigueur pour mettre en oeuvre le classement, nous avons toutes les peines du monde à récupérer les résultats. Quand tout va bien, nous les obtenons de suite mais il faut parfois attendre plusieurs jours... Mais ici, à Pailhe, ça s'est bien passé, les résultats seront dès demain (NDLR : samedi) sur le site du Challenge ». Organisateur des dix kilomètres de Pailhe, Carlos Almada habite à Modave mais il a couru en terres de Pailhe pendant quinze ans. « J'aime bien participer au Challenge, je cours tout seul. Comme je connais bien Pailhe et ses environs, j'ai déterminé le parcours en fonction des autorisations obtenues. Nous avons eu de la chance avec la météo, il faisait sec aujourd'hui. La course traversait un champ d'herbes hautes, nous voulions faucher mais nous n'avons pas obtenu l'autorisation, nous avons donc juste couché les graminées pour faciliter le passage des coureurs. Je tiens à remercier mon épouse et les signaleurs qui m'ont bien aidé pour organiser la course ». Dans la salle de Pailhe, tout le monde a le sourire et fait mine d'ignorer son chrono, tous reprennent des forces tandis que la nuit tombe. Dehors, une sportive erre, le regard désespéré : « J'ai laissé ma voiture dans la cour d'une ferme, de l'autre côté de la rivière, je n'arrive plus à y accéder, j'ai perdu tous mes repères dans l'obscurité ». Dix minutes plus tard, le véhicule était retrouvé dans la botte... de Pailhe.

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