And the winner is... le Blanc Bleu belge

Une dizaine d'éleveurs ont participé à la 31 e Journée de l'Elevage du Condroz Liégeois , organisée à Clavier sous un soleil de plomb.

Nathalie LEGRAND
And the winner is... le Blanc Bleu belge
11819981 ©© EdA

«Globalement, le secteur de l'élevage du Blanc-Bleu-Belge reste un bon créneau, même si les charges sont importantes et diminuent la rentabilité de l'activité », estime Léon Lamontagne, président de l'Association régionale des éleveurs et détenteurs de bétail (AREDB) du Condroz liégeois et membre du comité organisateur du concours. Sur 103 animaux inscrits, 92 se sont finalement alignés autour du chapiteau dressé pour l'occasion entre l'église et la grande surface de Clavier Station. Vaches, génisses et taureaux ont moins souffert de la chaleur que leurs propriétaires. « Les bêtes sont habituées à boire de l'eau tiède, ça ne pose aucun problème. Par contre, il faut des boissons fraîches pour les éleveurs et par cette chaleur, c'est plus compliqué ! », lâche Léon Lamontagne entre deux poignées de mains.

Pour départager les spécimens en compétition, le jury se composait de deux membres officiels (Frédéric Lekeux de Vaux-sur-Sure et Olivier Marot de Hour) et des six jeunes, dont trois bénéficiaient déjà d'une bonne expérience en la matière. Largeur au garrot, quartiers et découpe musculaire, bonne attache de la queue, jarrets bien droits étaient parmi des critères retenus pour classer les superbes bovins exposés. Après délibérations, c'est le n°62, Intermède de Fooz, taureau tracé de l'éleveur Luc Mathieu, installé à Huy, qui a été désigné le Super Champion de Clavier 2010.

Selon les conversations échangées sur place, le secteur de l'élevage Blanc-Bleu-Belge se porte plutôt bien. « On ne sait pas comment les choses vont évoluer mais les prix sont relativement bons pour le moment. Il fait un peu sec, les pâturages ne sont pas assez productifs mais avec ce qui est tombé mercredi, ça va déjà mieux. Aucune forte rentabilité n'est cependant espérée car les charges sont très importantes. La location d'une pâture a triplé en trente ans. C'est la même chose avec le matériel : un tracteur muni de quatre roues motrices coûtait 850 à 900 000 francs belges en 1980, il faut maintenant dépenser 50 000? pour la même acquisition. » Tous croisent les doigts pour que l'herbe pousse et assure quelques beaux jours aux superbes ruminants.