Il provoque les policiers: 30 mois de prison (Burdinne/Hannut)

Le sursis probatoire accordé au prévenu est (très) partiel puisqu’il ne concerne qu’1/5e de la peine. Il devra donc purger 24 mois.

Catherine Dethine
 Le 14 avril, amené au commissariat hannutois, l’homme s’en était pris à une inspectrice de police.
Le 14 avril, amené au commissariat hannutois, l’homme s’en était pris à une inspectrice de police. ©Doc

Au casier de ce Burdinnois d’une trentaine d’années: pas moins de 49 faits parmi lesquels on note (entre autres) des coups et blessures, de la détention d’armes ou des faits de rébellion. Sa spécialité ? S’en prendre physiquement à des corps de métier qui ont pour but de protéger et de sauver des gens. Un casier qui compte à ce jour une ligne supplémentaire puisque le tribunal correctionnel de Huy vient de le condamner à 30 mois avec sursis probatoire durant 4 ans pour 1/5e de la peine.

Les faits qui lui sont reprochés sont de la même trempe. Le 14 avril dernier, alors qu’il est ivre dans un camping d’Oteppe, il s’en prend au gérant de la cafétéria et exhibe un couteau. La police de la zone Hesbaye-Ouest est appelée. Et là, l’accueil est surréaliste. Passablement énervé, il insulte les inspecteurs allant jusqu’à menacer un policier "de le planter, lui et sa femme, lorsqu’il les croisera en civil".

Amené au commissariat de Hannut, il est toujours aussi incontrôlable. Lors de la fouille, il parvient à encercler les jambes d’une inspectrice et tente de l’étrangler. Elle craint qu’il saisisse son arme de service. Entendu par le juge d’instruction, l’homme est libéré sous conditions. Pas de quoi le calmer puisque dans la nuit du 1 au 2 août, il appelle la police à son domicile de Burdinne car son papa vient de tomber dans l’escalier. Il les attend avec des couteaux. Se sentant pris dans un guet-apens, un policier fait même un tir de sommation.

Le 31 août, c’est au tour de deux ambulanciers de recevoir le même accueil. La police n’aura pas le temps de prévenir les secours des risques qu’ils encourent en se rendant à cette adresse. Interrogé à nouveau par le juge d’instruction, il déclare tout de go "qu’il fait cela pour provoquer."

Les parties civiles sont nombreuses. Le tribunal accorde aux policiers un montant provisionnel de 750 € chacun. Il se réserve le droit de statuer pour la zone Hesbaye Ouest, qui s’estime lourdement préjudiciée suite à ces épisodes.

Dans ses attendus, le tribunal tient compte de la problématique alcoolique sévère du prévenu, de son mépris à l’encontre des mises en garde qui lui ont été adressées, des répercussions physiques et morales sur les victimes des faits et de l’absence de remise en question.

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