Thomas Suleau s’est construit tout seul

Véritable autodidacte, le Verlainois Thomas Suleau a su se faire sa place au sommet des classements. En toute discrétion.

Florian CASPERS
Thomas Suleau s’est construit tout seul
Thomas Suleau possède encore une belle marge de progression. ©Masson

Comme bon nombre d'athlètes dont nous avons dressé le portrait dans cette série, Thomas Suleau a commencé sa carrière sportive… en jouant au football! Hé oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais le Verlainois a longtemps joué à Burdinne. « Je suis originaire d'Oteppe et j'ai fait toutes mes classes de jeunes à Burdinne hormis un an ou deux à Bas-Oha, se souvient celui qui travaille à la douane de l'aéroport de Bierset. Je suis revenu dans mon club à 17 ans pour évoluer en première. J'y ai joué quelques années puis nous sommes descendus en P4 et j'ai finalement arrêté en 2015.»

C'est alors que Thomas Suleau se rappelle au bon souvenir de son année au club d'athlétisme de Huy durant sa jeunesse. «Cela m'avait permis de mieux courir au football, insiste l'athlète de 32 ans. Même si cela n'avait pas duré, j'y avais pris du plaisir. D'ailleurs, j'ai inscrit ma fille au club. Des amis qui pratiquaient le jogging m'ont invité et j'ai pris le pli. Au départ, c'était plutôt comme loisir, mais mon esprit de compétition a vite pris le dessus. J'avais envie d'aller chercher des petites performances. »

Nous sommes alors en 2016 et depuis lors, celui qui a terminé deuxième du classement général de la petite distance du Hesbignon en 2019 ne cesse de progresser. En récoltant des conseils à gauche ou à droite comme il le dit lui-même. «Ce n'est que dernièrement que j'ai contacté Geoffray Gillet suite à l'article que vous lui avez consacré, confie Thomas Suleau. Avant ça, je n'avais pas vraiment de plan d'entraînement. Je vais courir tous les jours, je suis avant tout un passionné. Mais ma vie de famille passe quand même avant tout. Quand je fais la nuit, je vais souvent courir en me levant, ce qui me permet d'être à la maison quand ma compagne et ma fille rentrent. Si je bosse en journée, c'est un peu plus embêtant, mais je m'arrange pour passer la soirée à la maison. Elles m'accompagnent sur chaque course, ce sont mes premières supportrices. »

Et il en aura bien besoin pour retrouver la place qui était la sienne avant l'apparition de l'épidémie. Car comme il le souligne lui-même, les chronos risquent d'être stratosphériques à la reprise. «Certains ont vraiment fait énormément de volume et leurs entraînements sont impressionnants. Quand ça va reprendre, le niveau va être fou, se projette Thomas Suleau. J'espère que je pourrai suivre le rythme (rires).» En étant bien conseillé, tout en gardant la discipline qui est la sienne, on ne se fait pas trop de souci pour le Verlainois.