François Bovenisty ne comprend pas que son père ne soit pas échevin tout de suite

Visiblement déçu que son père, malgré un nombre de voix qui le cautionnerait, ne débute pas la législature comme échevin, François Bovenisty s’est exprimé sur Facebook.

Stéphan VERPOORTEN
François Bovenisty ne comprend pas que son père ne soit pas échevin tout de suite
Dominique Bovenisty ne se prononce pas sur son futur immédiat.

C’est un post Facebook de François Bovenisty, le fils de l’élu Dominique Bovenisty, qui perturbe depuis ce matin la vie bien tranquille de la commune de Burdinne et de son parti quasi unique, l’UPB. Parti qui s’appelle «Unis pour Burdinne». Plus uni que jamais? On peut se le demander en lisant le post en question. Que voici:

«Il y a 6 ans mon père, Dominique Bovenisty s'occupait de ses vignes, de ses abeilles et de son jardin. Luc Gustin (NDLR: bourgmestre de Burdinne) est venu lui demander de faire partie de sa liste communale.

Papa est sorti de son jardin et de son vignoble pour s’investir dans ce nouveau projet avec détermination sans étiquette politique, un citoyen au service des citoyens.

Hier il a été élu avec le troisième score, 441 Burdinnois(e)s souhaitent le voir accéder au poste de troisième échevin.

Suite à cette belle victoire, Monsieur Luc Gustin a annoncé que mon père ne pourrait pas accéder à ce poste que dans 3 ans afin de permettre à Monsieur Christian Elias de conserver son échevinat.

Ces 441 burdinnois(e)s et leurs voix sont-ils respectés dans ces petits arrangements entre amis?

Dois-je dire à mon père de tenir tête à ceux qui s’accrochent au pouvoir?

Ou dois-je lui conseiller de reprendre le chemin des vignes et du jardin et de laisser les politiques et leurs petits arrangements sur le bord de la route.»

François Bovenisty se pose ici la question, depuis son point de vue de fils évidemment, que nous posions nous-même à Luc Gustin dans le journal de ce mardi (lire ici www.lavenir.net/burdinne1): Dominique Bovenisty, si l'on tient compte des voix de préférence à Burdinne (il était troisième derrière Luc Gustin, Frédéric Bertrand et devant Christian Elias, Maude Mathieu et Evelyne Lambié) n'aurait-il pas dû occuper un des cinq postes du futur collège communal (poste de président du CPAS inclus) à la place de l'échevin actuel Christian Elias, qui, certes, a plus de voix que ses consœurs échevines et colistières Maude Mathieu et Evelyne Lambié, mais serait alors barré par la parité hommes-femmes obligatoire dans un collège.

Luc Gustin avait répondu que le collège ne changerait pas, mais que, dans trois ans, Dominique Bovenisty l’intégrerait bien, à la place, non pas de Christian Elias, mais de… lui-même (Luc Gustin) qui, après six mandats et demi de bourgmestre, s’en irait, Frédéric Bertrand étant appelé à reprendre la fonction de bourgmestre.

Mais donc le fils de Dominique Bovenisty estime, lui – il n’est pas seul –, que ce n’est pas juste et que son père devrait être échevin tout de suite vu le nombre de voix qu’il a récoltées.

«La réaction de mon fils? (NDLR: récent champion de Belgique de jet-ski amateurs). Il réagit avec ses tripes» confiait Dominique Bovenisty ce mardi en début d'après-midi. Un Dominique Bovenisty (qui lundi, postait sur son propre mur «441 fois MERCI pour votre soutien. MERCI pour votre confiance que je m'efforcerai d'honorer au mieux […]») à qui nous avons quand même demandé ce qu'il pensait de son statut de «réserviste» du futur collège.

«Le pacte de majorité n'est pas encore signé, je ne donnerai donc pas mon avis, répondait-il prudemment. L'équipe (sic) se réunit ce soir pour prendre des décisions, je préfère, en attendant, ne rien dire. Monsieur le bourgmestre enverra un communiqué avec les décisions qui auront été prises ce soir, que ce soit celle-là ou une autre.» Ou une autre…

Discutera-t-on donc un peu plus que prévu ce mardi lors de la réunion d’«Unis pour Burdinne»? Eh…