Sandrine, une caviste belge gagne son procès à Paris après des injures à caractère sexiste

Sandrine Goeyvaerts, une caviste belge et chroniqueuse qui avait déposé plainte contre un Français pour des propos à caractère sexiste sur les réseaux sociaux, a obtenu gain de cause mercredi 25 janvier 2023 devant le tribunal correctionnel de Paris.

Belga
 Sandrine Goeyvaerts.
Sandrine Goeyvaerts. ©ÉdA

Sandrine Goeyvaerts (41 ans) est caviste à Saint-Georges-sur-Meuse et chroniqueuse. Ses activités de journaliste l’ont amenée à rédiger divers articles sur les réseaux sociaux.

Pour le contexte, Mme Goeyvaerts avait à l’époque critiqué une caricature parue dans le magazine de vins "En magnum" qu’elle jugeait sexiste et qu’elle estimait viser une représentante en vin, facilement identifiable. Des propos qui avaient provoqué nombre de réactions, dont celle présumée injurieuse du blogueur cité à comparaître.

Celui-ci avait publié, sur son compte Facebook public et donc accessible à tous, une photo privée de la plaignante en maillot de bain. Le commentaire en légende évoquait une "mégère belge" et une "poissarde", entre autres. De multiples commentaires, notamment sur le physique de Mme Goeyvaerts, ont été publiés sous le post.

Selon la plainte déposée, la publication et l’usage sans son consentement d’une photo privée ont profondément marqué et blessé Sandrine Goeyvaerts et lui ont porté un grave préjudice moral.

En l’absence du prévenu, Sandrine Goeyvaerts a témoigné devant le tribunal des répercussions des propos émis par le prévenu sur sa vie privée et sur sa vie professionnelle.

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision ce mercredi. Le prévenu a été condamné à une amende de 1.000 euros avec sursis. Il a aussi été condamné à des dommages et intérêts pour un montant de 4.000 euros et à des frais de procédure pour un montant de 2.000 euros.

"Peu d’affaires de ce type de harcèlement arrivent devant les tribunaux. J’espère qu’elle va faire jurisprudence. Le tribunal a considéré que l’insulte sexiste est une des limites de la liberté d’expression", a commenté Sandrine Goeyvaerts.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...