Une législation trop permissive autour du Rallye du Condroz? C'est l'avis du député Nicolas Parent

L’accident mortel lors du Rallye du Condroz a soulevé de nombreuses questions. Nicolas Parent a interrogé la ministre de l’Intérieur.

caroline viatour
 Nicolas Parent veut repenser l’arrêté qui régit la sécurité.
Nicolas Parent veut repenser l’arrêté qui régit la sécurité. ©ÉdA Mathieu Golinvaux

On s’en rappelle, le 6 novembre dernier, Margaux Remacle et son petit ami Romain Landeloos avaient perdu la vie lors de la dernière édition du Rallye du Condroz. Un accident qui avait suscité de vives réactions et questionné le devenir de la course même si l’organisateur a déjà assuré qu’il y aurait bien une édition 2023. Nicolas Parent, député fédéral Écolo, a interrogé la ministre de l’Intérieur. "Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Liège pour déterminer si les victimes se trouvaient en zone interdite au public ou non. Précédemment dans la journée du drame, plusieurs témoignages ont fait état de difficultés des stewards lors de cette spéciale de faire respecter les zones interdites au public. L’étape a malgré tout été maintenue. Y a-t-il eu des conditions spécifiques demandées par la commission pour la sécurité des épreuves ou compétitions sportives de véhicules automobiles concernant l’étape Bas-Oha-Wanzoul ?" Le Wanzois questionne ainsi concernant les mesures qui ont été prises en amont de la course et demande à amorcer une réflexion concernant la sécurité des rallyes. L’arrêté royal du 28 janvier 1997 fixant les modalités des épreuves a été modifié en 2003 afin de renforcer le niveau de sécurité mais les derniers incidents ont démontré que ce n’était pas suffisant. "C’est une bonne chose d’interdire que les courses traversent les centres urbains ou les zones avec des écoles mais des dérogations sont possibles. Il faut sans doute réfléchir plus largement", étaye le député.

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