Le spectacle Der Lauf, florilège de scènes de ménage intérieur (Marchin)

Poétique et philosophique, Der Lauf, proposé ce week-end à Marchin, questionne notre destinée dans un méli-mélo de fracas minuscules.

Nathalie BOUTIAU
Un seau sur la tête, les comédiens avancent à l'aveugle, guidés par le public.
Un seau sur la tête, les comédiens avancent à l'aveugle, guidés par le public. ©Heymans

Il n’y a pas de monde sans rêve étrange qui le prolonge comme il n’y a pas non plus de destinée sans incertitudes qui la sous-tendent. Der Lauf, proposé vendredi et samedi à Latitude 50 de Marchin, questionne ce rapport au monde et à soi-même dans une démarche poético-philosophique qui tient compte de la beauté étrange du rêve. Ici, rien n’est déterminé à l’avance, sinon cette escalade de fragilité qui nous fait entrevoir les interstices de notre raison, un semblant de destinée toujours incertaine. Aussi, le cours des choses reste aléatoire tandis que le futur se déroule à notre insu, selon ce que la vie met sur notre chemin, jamais tracé à l’avance. Les personnages, dans cette proposition circassienne, marchent à l’aveugle, un seau sur la tête, avec l’envie d’avancer à pas d’homme dans un méli-mélo de fracas minuscules et de vaisselle cassée. Le public, est leur guide, bienveillant ou à l’inverse cruel.

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