Le dealer pris à deux reprises, mais pas trois

« Oui, là, j’avoue. J’ai vraiment fait le con. » Cette phrase du prévenu, un habitant d’Amay né en 1999, est un parfait résumé de son dossier. En décembre 2019, il se fait contrôler en scooter. Il explique qu’il vient de vendre 5 grammes de cannabis et qu’il a une autre livraison identique à faire. Il remet la marchandise à la police qui décide de faire une fouille dans la maison des parents. C’est là que l’on retrouve des armes dont un taser et deux pistolets d’alarme. Mais aussi un coffre contenant 200 grammes de cannabis et de l’argent. Il explique qu’avec son commerce, il se fait entre 100 et 300 € par mois. Quatre mois plus tard (soit le 31 mars 2020), rebelotte. On le coince à nouveau en train de faire des livraisons avec son scooter en plein confinement. Là, il reconnaît qu’il n’a pas respecté les conditions imposées lors du 1er contrôle. Tous les objets achetés avec l’argent de la drogue, les armes et les deux scooters sont saisis. C’est cette 2e arrestation qui a permis de saisir deux téléphones et d’établir une période infractionnelle située entre le 27 février 2018 et le 1er avril 2020. Le Parquet requiert la confiscation des objets et de l’argent trouvés, une peine de travail de 100 heures, ou une peine de probation autonome. La défense, pour sa part, tient à souligner le changement radical de son client. Lui qui a commencé à fumer en 2018 suite au décès de sa maman, il a arrêté et suit une formation dans une EFT où il s’épanouit pleinement. Son avocat demande une suspension probatoire du prononcé, à titre principal. C.DET.

C.DET.

Jugement le 14 septembre