Vers une reconversion des sites sidérurgiques

A cet égard, l’ancien site universitaire du Val Benoît a entrepris, avec à la manœuvre l’agence provinciale de développement économique Spi, une transformation en vue de devenir le premier parc d’activités «vertical».

Vers une reconversion des sites sidérurgiques
©TONNEAU

Et c’est son ancienne directrice qui chapeaute désormais au niveau liégeois le processus de reconversion voulu par la Région wallonne des anciens sites sidérurgiques d’ArcelorMittal. Un mandat a d’ailleurs été donné en ce sens à la Sogepa en vue de dépolluer et d’assainir les terrains concernés.

Il s’agit en l’espèce d’un enjeu majeur pour l’arrondissement de Liège, ces derniers étant situés pour l’essentiel sur le territoire de Seraing, sans oublier le site de Chertal (180 hectares). Si un masterplan stratégique est actuellement en cours d’élaboration, cela n’a pas empêché certains opérateurs de manifester un intérêt pour ces sites à haut potentiel économique. Il en est ainsi notamment de la Spi et de Noshaq mais aussi du Port autonome de Liège pour qui il s’agirait par là même de pallier un manque de terrains.

Il faut dire que ce dernier, en tant que premier port fluvial belge et troisième européen, jour un rôle clé dans le développement économique de la région liégeoise. Et ce au même titre que Liège Airport, sacré pour la deuxième fois en 2020 meilleur aéroport cargo au monde et actuellement en pleine expansion avec l’arrivée du géant chinois Alibaba. De quoi conforter la région dans son rôle de hub logistique pour le transport de marchandises, avec un accent sur la multimodalité associant l’air, l’eau, le rail et la route.