Une volonté de rééquilibrage

Au-delà du centre-ville, trois grandes galeries sont installées en périphérie liégeoise, à savoir en l’espèce la Médiacité (45 000 m²), inaugurée dans la foulée de la gare TGV des Guillemins, le complexe Belle-Ile (30 500 m²) et le zoning Cora de Rocourt (75 000 m²).

Une volonté de rééquilibrage

Au total, quelque 5 000 enseignes différentes, réparties sur environ 500 000 m2, font de Liège une locomotive commerciale. Mais comme en matière de logement, la volonté des autorités concernées est bel et bien de rééquilibrer le développement commercial.

C’est en tout cas l’ambition qui est affichée au travers de l’organe supracommunal Liège Métropole, lequel concerne pour rappel les 24 communes de l’arrondissement. Et ce sur base des évolutions des dernières années, lesquelles prévoient l’apparition de pas moins de 600 000 m2. Plutôt que ce chiffre important, un développement de 85 000 m2 est souhaité d’ici 2035 tandis qu’un moratoire sur les grands complexes a été décidé, de quoi notamment réjouir les représentants de l’UCM de la Province de Liège.

Si, pour ces derniers au premier rang desquels Valérie Saretto et Jean Jungling, les communes liégeoises sont davantage sensibilisées qu’auparavant, il reste toutefois quelques points noirs tels que celui de Sprimont, dont le développement est jugé anarchique. Et ce au contraire par exemple de Fléron et d’Ans ou encore de Herstal et de Visé. Une forme d’exode du centre-ville vers la périphérie est par ailleurs constatée et c’est ainsi que «des communes à vocation résidentielle deviennent commerciales». Pour autant, le Commerce liégeois, dont le chiffre d’affaires s’est quelque peu déplacé, n’est pas mort. Mais la dynamique commerciale est en pleine évolution, comme on peut le constater entre autres en Neuvice et rue Souverain Pont où des opérations de type Créashop ont favorisé la réimplantation de nouveaux commerces dits de niche.