«Personne ne peut nous voler à domicile»

Retrouver son cocon, c'est tellement trognon! Dans leur giron, les Sang et or ne viseront qu'une giga fête à la maison! En gardant la raison!

Nicolas NORTIER

Les chiffres bruts ne devraient laisser place à aucun suspense mais la réalité du terrain sera tout autre avec des Casseroles revigorées depuis la quête de leur premier point face à Saint-Ghislain. Alan Gyde - dernier forfait - insiste sur l'importance de rester maître chez soi. " Après un contact à l'entraînement, mon genou a craqué. J'ai craint une rupture des ligaments mais on s'oriente plutôt vers une petite entorse; ça me promet quelques semaines d'arrêt. " (NDLR: il passait une IRM hier soir, résultats en attente).

Alan, dix-neuf ans, nouveau dans l'équipe et tu as tout joué. Surpris?

Oui et non. J'avais vraiment envie de prouver en arrivant. Je pense avoir fait de bons matchs de préparation parce que j'étais fit. Je ne me suis quasiment pas arrêté - deux semaines à peine avec Mouscron avant de rejoindre Tournai. Je savais aussi à quoi m'attendre - je joue en Belgique depuis longtemps - j'espère que le club me servira de relance. Tout ce que je veux, c'est jouer des matchs, prendre de la confiance et de l'expérience.

Comment es-tu arrivé à Tournai?

Grâce à Eddy Callaert qui m'a lancé en U16 à Mouscron. J'ai fait quelques apparitions en réserve avec Bernd Storck et un match amical face à Zulte Waregem. Je pensais faire partie du projet mouscronnois mais quand le club a été repris par le Losc, la donne a changé. J'ai joué de malchance.

Onze points sur dix-huit, c'est le juste total pour l'équipe?

On méritait mieux. Deux points de plus à mon avis, ceux qu'on a perdus samedi dernier à Pont-à-Celles où on nous a refusé au minimum un penalty. Lors des deux matchs à l'extérieur, on s'est heurtés à des conditions météo assez dantesques: la canicule à Braine et les trombes d'eau samedi dernier. A domicile, on ne laissera personne nous prendre des points. Mentalement, on est costauds.

Justement, débarque Gosselies - lanterne rouge - mais qui vient d'arracher son premier point face au leader...

Tous les matchs vont être compliqués. La seule chose qui peut nous faire peur, c'est nous-mêmes. On se doit d'être exigeants. Je respecte totalement l'adversaire mais si on est efficaces et solidaires, ça doit passer ce soir!

Même si elle est nouvelle, on sent l'équipe très paisible. Le peu de cartes pris depuis six matchs le prouve...

C'est clair. Une simple preuve: même si quelqu'un ne joue pas, il ne va pas ruer dans les brancards, la concurrence fonctionne à plein régime. On s'entend très bien, c'est comme une famille dans laquelle tout le monde pense foot. Dans les vestiaires, Pio et Ivanof nous recadrent quand c'est nécessaire pour nous remettre dans le droit chemin. Quand il faut dire les choses, c'est important.

Un petit mot sur le coach... Vous le connaissiez avant d'arriver?

Pas du tout! Le courant est tout de suite passé, il m'a mis en confiance, on s'est directement bien entendus. C'est un entraîneur très exigeant mais il le faut: on joue comme on s'entraîne...

Contre le Pays Vert et Pont-à-Celles, vous vous êtes procuré beaucoup d'occasions sans concrétiser. Il ne faudra pas commettre la même erreur ce soir.

Aux attaquants de se mettre en confiance même si je pense que le problème ne vient pas de là. Il faut simplement se montrer plus réalistes, réussir à claquer le but quand il le faut.

Un avis sur le niveau de la série?

Difficile à dire: on peut gagner un match sans jouer au football ou jouer au ballon et en perdre un. Chaque équipe a ses propres caractéristiques, joue avec ses qualités. Quand Stockel est venu chez nous, il était dernier mais a très bien joué. A Braine, l'équipe locale n'a pas joué au foot mais nous a mis trois goals.