Alain a troqué le ballon contre un vélo

Après le football, Alain Dumortier a entamé en 1989 une seconde carrière sportive. Dans le cyclotourisme, au club de Tongre-Notre-Dame.

Alain a troqué le ballon contre un vélo
Alain ne sera pas sur son (beau) vélo Thompson ce dimanche. Il vous attendra au ravito de Thoricourt. ©ÉdA – 301180839994
Denis Vanderbrugge

Alain Dumortier a étalé des vieux clichés en noir et blanc sur la table de la salle à manger. «Je suis là!», désigne-t-il du bout du doigt sur une photo d'équipe issue d'un ancien Courrier de l'Escaut. Les images témoignent de sa première vie sportive. Celle qui le mena jusqu'aux terrains de football de première provinciale sous les couleurs du RFC Athois.

Dans son parcours footballistique, Allain a également porté les vareuses de Templeuve, Manage, Belœil ou encore Houtaing. Mais le football use. «J'ai eu des cassures partout, sourit d'ailleurs l'Athois. À 34-35, j'ai dit: " j'arrête ". »

Pour ce Templeuvois d'origine aujourd'hui Athois, il n'était cependant pas question de rester inactif. «Mon oncle Jean-Marie s'occupe depuis longtemps de coureurs cyclistes en Flandre. Il m'a suggéré de me mettre au vélo. C'est comme ça que j'y suis venu. Sur un vélo Moser, d'abord.»

Après deux saisons de balades en solitaire, Alain a croisé la route des cyclos du Vélo-Club de Tongre-Notre-Dame. «Ils m'ont proposé de les rejoindre. Cela fait depuis 1989 que je suis affilié chez eux. Et je ne vois pas pourquoi je changerais.»

Après les contacts du football, Alain a découvert la souplesse de la pratique du deux-roues. «Ce qui me plaît dans le vélo? C'est que c'est un sport que l'on pratique comme on veut: à son rythme, sur la distance où l'on se sent le plus à l'aise. Et puis, il n'y a pas d'âge pour faire du cyclotourisme…»

À son palmarès, il a épinglé quelques Mons-Chimay-Mons. Il s'est aussi quelques fois époumoné dans les courses de deux heures de la région. «J'ai fait la Van Impe, ajoute-t-il. Et la cyclosportive organisée par Nico Mattan. Je le connais bien. Mon oncle le côtoie régulièrement.»

Objectif: Super-Picard

Deux fois grand-père de Ieva et Camille, Alain Dumortier (61 ans) a su rester jeune. Sans doute en partie grâce à la pratique du vélo. Le cyclo est un grand fan des Picardes. Il fait en sorte de ne pas en louper une seule. «J'ai été plusieurs fois Super Picard, reprend-il. C'est aussi mon objectif cette saison.» Et ce n'est pas la météo capricieuse de ce début d'année qui le fera renoncer. «Quand c'est possible, je pars de chez moi à vélo et j'essaye de rejoindre le parcours. Quand il n'y a pas moyen de faire autrement: je prends la voiture pour me rendre au départ. Car il y a des circuits que j'ai vraiment envie de rouler. Comme ceux de Mouscron ou d'Orchies.»

Sa Picarde, il la termine toujours selon un rituel bien établi: celui de l'apéro entre sociétaires de Tongre-Notre-Dame. «Mais sans excès .», précise-t-il dans un sourire.

Si Alain se sent bien dans le Challenge, c'est aussi parce qu'il y croise beaucoup de gens qu'il connaît. «Et moi, tu sais, je parle avec tout le monde.», lâche-t-il. D'aucuns disent même dans son club de Tongre-Notre-Dame qu'il «parlerait à une mouche.»

Et si, ce dimanche, à l’occasion de la Picarde de Tongre-Notre-Dame, vous cherchez Alain pour tailler une bavette, il vous attendra, fidèle au poste, au ravito de Thoricourt.