Avec ses jeunes régionaux, le TriGT a de belles ressources

On connaissait déjà Maxime Verstraete, on connaît désormais son frère Édouard alors qu’on entendra sûrement parler très vite de Benjamin Messiaen.

Loïc Defoort
Avec ses jeunes régionaux, le TriGT a de belles ressources
Triathlon des Chaufours ©ÉdA – 301085339094

Preuve que le TriGT ne boude pas du tout la formation des jeunes, dimanche, au sein de la formation masculine qui est allée décrocher le titre de vice-champion de Belgique de triathlon par équipes, on retrouvait des garçons qui ont grandi au contact du club tournaisien. Pour accompagner le Français Dylan Magnien, une des recrues du président Jacques Naveau, François Humblet et Rinus Holvoet, il y avait Erwin Vanderplancke, présent au TriGT depuis un bout de temps, Maxime Verstraete, son petit frère Édouard et Benjamin Messiaen. Ces trois derniers peuvent faire la fierté du président trigétiste car au-delà d’être de purs produits du club, ils sont issus de notre région. Preuve qu’il y a bel et bien du talent chez nous et qu’il n’est pas – toujours – nécessaire d’aller chercher ailleurs!

Dimanche, sur les «Chaufours», si l'on se doutait que Maxime allait jouer un rôle en vue vu son expérience – il a 26 ans! – et vu la forme qu'il affiche actuellement, l'on s'attendait à voir Benjamin, prévu dans l'équipe une dès le départ, plus à l'aise qu'Édouard qui n'a dû sa sélection chez les grands qu'à la suite de l'absence de Pierre Balty parti glaner des points en Coupe d'Europe à Cagliari en Italie. Mais le jeune Bléharien a rapidement sauté, comme Rinus Holvoet peu habitué à évoluer à un tel niveau, obligeant ainsi le «petit» Édouard à mordre sur sa chique pour accrocher le train orange et lui permettre de finir à cinq wagons, condition sine qua non pour figurer dans le classement. Chose que le gamin de 17 ans a faite admirablement: «C'était une grande première pour moi. Je suis ravi de ma prestation, racontait le Froyennois d'origine, installé à Kain. En natation, je savais que ça allait bien se passer; le rythme était bon et à la sortie, j'ai vu que Rinus n'était plus là. Lors du vélo, c'était au tour de Benjamin d'être limite et quand il n'a pu suivre, ça m'a mis un coup de pression car je me devais de finir. Mais j'ai suivi, tout en prenant mes relais comme tout le monde même si mon frère a fait plus de boulot que les autres. Mais on était bien homogène, ça facilitait le travail. Puis, à pied, je me doutais que ça allait être plus difficile. J'ai souffert au début mais une fois que j'ai pu trouver mon rythme, ça allait… Jusqu'au moment où Erwin, Dylan et François ont accéléré sur la fin et là, j'ai dû céder sept ou huit mètres car j'étais à fond.»

Quelques mètres qui n'ont toutefois pas privé le TriGT de finir à la deuxième place: «Un titre de vice-champion pour ma toute première expérience avec les seniors à ce niveau, c'est juste fantastique. Je n'aurais jamais pensé réussir une telle performance, s'enthousiasmait Édouard qui s'est testé sur le triathlon après avoir vu son grand frère s'y adonner. À force de le voir, j'ai voulu en faire aussi et j'ai vite contracté le virus. On est différent; si lui est un gros rouleur, je suis plus polyvalent; je n'ai pas vraiment de gros points forts ni de vrais points faibles.»

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