Quinze interpellations dans un vaste dossier de fraude

Une vaste opération policière visant une organisation criminelle en matière financière a eu lieu mardi, sur cinq arrondissements.

L.C.

C’est un joli coup de filet qui a été réalisé ce mardi 18 janvier par la police fédérale. Une vaste opération policière menée par 99 policiers principalement de la Police Judiciaire fédérale (PJF) de Charleroi, avec l’appui des PJF de Namur, de Mons et de la zone de police Trieux ainsi que des chiens "cash" de la police fédérale a permis d’interpeller 15 personnes suspectées de participer à une organisation criminelle.

Les 24 perquisitions, ciblant 21 sociétés, ont été principalement menées sur Charleroi (région de Courcelles) mais aussi à Namur (Basse-Sambre), Mons (Petit-Enghien), Bruxelles et le Brabant Wallon (Tubize). L'organisation criminelle créait ou reprenait des sociétés à la tête desquelles ils plaçaient ensuite des hommes ou femmes de paille. Cette organisation était facilitée par la complicité d'un gérant de deux Business Center, tant lors des reprises/créations des sociétés que pour les domiciliations des sièges sociaux, également fictifs. " Ces sociétés ont recouru à de la fausse facturation pour un montant estimé, sur base des retraits en espèces, à un total de 5,3 millions d'euros. 20 autres sociétés auraient bénéficié de cette fausse facturation pour augmenter leurs charges et financer leur main-d'œuvre au "noir" (fraude sociale)", précise la police fédérale.

Toujours selon la police, l’organisation a également vraisemblablement bénéficié d’indemnités "Covid" d’un montant encore à préciser. Le bénéfice de cette structure criminelle a été, entre autres, réinvesti dans l’immobilier.

Les perquisitions ont permis de découvrir du matériel informatique, des documents comptables, mais également la présence de deux armes à feu. " Elle a également abouti à la saisie de 13 véhicules dont certains de luxe, de montres de luxe et de bijoux en or, d'une somme en cash de près de 24 000 euros, d'un compte Bitcoin, au gel de nombreux comptes bancaires, à la mise sous scellés de 2 business-center et à la privation de liberté de 15 personnes. Six d'entre elles ont été placées sous mandat d'arrêt et les sept autres ont été libérées sous conditions."

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