Alternative à la Boucle du Hainaut : les nuances de l’UMons

L’ASBL Revolht défend une alternative enterrée en courant continu pour la Boucle de Hainaut. L’UMons nuance sa «validation».

B.
Alternative à la Boucle du Hainaut : les nuances de l’UMons
Pour Revolht, il est possible d’éviter les impactantes lignes électriques aériennes. ©L’Avenir – F.H.

L’ASBL Revolht défend l’idée d’une alternative enterrée et en courant continu (en multipliant les points d’entrée et de sortie) au projet de Boucle de Hainaut (ligne haute tension aérienne, en courant alternatif) porté par Élia. Le comité citoyen a expliqué lundi avoir fait valider son alternative par l’Université de Mons, sans transmettre cependant le contenu précis de cette étude (ou ses conclusions).

L’UMons a communiqué ce mercredi, en apportant quelques nuances.

C'est le groupe de recherches Power Systems & Markets (PSMR) de l'UMons qui a été sollicité par le groupe citoyen Revolht pour réaliser une étude de faisabilité de l'alternative au projet d'Elia. Dans ses conclusions, l'UMons précise que «la solution en courant continu (HVDC) réseau maillé (multi-terminal) est techniquement très ambitieuse», précisant, dans un communiqué, qu'une «solution intégrée en courant continu HVDC est potentiellement envisageable en point à point» moyennant plusieurs points d'attention. Comme, par exemple, de s'assurer de la «possibilité d'évacuer l'énergie transitée d'ouest en est par les réseaux régionaux», ou de «vérifier l'impact de cette liaison HVDC sur la stabilité d'ensemble du réseau électrique belge», ou encore d'étudier «la faisabilité de la protection de la liaison HVDC», ou de «s'assurer de la sécurité d'alimentation aux postes se trouvant dans les Parcs d'Activité économique (PAE) de Ghlin et Baudour».

Pour l'UMons, «il serait nécessaire de procéder à des études détaillées qui tiennent compte de toutes les données du réseau électrique belge.» Au-delà de ces aspects techniques, «une évaluation financière de haut niveau montre que la solution en courant continu HVDC point à point apparaît plus coûteuse que la solution aérienne en courant alternatif.»

Les surcoûts doivent «être mis en balance avec les bénéfices pour la société afin de juger de l'intérêt de la solution», encore précise l'UMons. «Dans l'affirmative, il conviendrait de l'investiguer de manière plus approfondie et par des calculs extensifs d'écoulement de charge, afin de la valider techniquement.»