Un test vital pour Arturo Vergallo

Le 5 octobre 2007, Arturo Vergallo, l'ancien entraîneur de Bernissart, annonçait qu'il était atteint d'une grave maladie.

Deux jours plus tard, il officiait pour la dernière fois sur le banc brainois contre Courcelles avant de débuter son traitement le lendemain. « Je souffrais d'un myélome multiple qui est le deuxième type de cancer après la leucémie. Cela fait plus de deux ans et je peux vous avouer que j'ai vécu l'enfer avec mes vingt-huit séances de chimiothérapie, mes deux pneumonies dont une a nécessité une hospitalisation de six jours sous oxygène, mes vingt-huit jours de chambre stérile... Ce fut vraiment pénible. Tout cela m'a valu la perte d'une vingtaine de kilos qui m'ont fortement affaibli. » Aujourd'hui, les nouvelles sont plutôt encourageantes. « Je sais que c'est une maladie incurable mais les contrôles des dix derniers mois sont bons. Je suis stabilisé après dix-huit mois de souffrance intense. Heureusement, je n'ai jamais perdu mes facultés intellectuelles. D'autre part, le soutien de ma famille et de mes amis a été total. Je peux comprendre que certains perdent courage si ce soutien vient à disparaître... » Six mois d'essai Aujourd'hui, en ce bel été indien, Arturo reprend goût à la vie. Il a repris le chemin des entraînements à Châtelet ce mardi pour revêtir le training de T1. « Je n'étais pas demandeur car je suis encore assez faible physiquement. Je sens ainsi que mes jambes n'ont pas encore retrouvé toutes leurs forces. Mais le président châtelettain, Ubaldo Rotellini, me voulait absolument. La vingtaine de curriculum envoyée par d'autres coaches ne pouvait pas lui faire changer d'avis. Pour m'aider, il m'a adjoint tout un staff sportif complet qui pourra d'abord me soutenir dans ma tâche et, au demeurant, me suppléer en cas de coup dur. Je ne suis à l'abri de rien...

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