L'aéroport de Charleroi n'a que de faibles retombées pour la Ville

L’aéroport ne rapporte à la Ville qu’1,3 million d’euros de taxes. Et les retombées touristiques sont faibles, selon l’échevin Parmentier.

Didier Albin
 S’il diffuse le nom de Charleroi à l’international, BSCA ne permet pour autant pas à la Ville de capitaliser sur de possibles retombées.
S’il diffuse le nom de Charleroi à l’international, BSCA ne permet pour autant pas à la Ville de capitaliser sur de possibles retombées. ©ÉdA – 50745189952 

Quelles retombées économiques, fiscales et touristiques l’activité de l’aéroport amène-t-elle à la ville de Charleroi ? Le conseiller C + Tanguy Luambua a mis la question à l’ordre du jour du conseil communal. Et les réponses sont… plutôt décevantes. En termes d’emploi, BSCA reste incontestablement une locomotive au pays noir. Et c’est aussi un levier de croissance. Mais les taxes communales ne rapportent à la Ville qu’1,3 million par an, essentiellement grâce au parking. En comparaison avec Bruxelles National, c’est très peu: on est à Zaventem sur un rendement d’une dizaine de millions d’euros par an, selon Tanguy Luambua. "La taxe passager levée par le fédéral ne donne lieu à aucune rétrocession", a précisé l’échevin Thomas Parmentier en charge des Finances et du Tourisme. La Ville doit-elle dès lors rechercher de nouveaux moyens de taxation ? La direction de BSCA a fait preuve d’une grande créativité pour aller puiser dans les poches de ses passagers, son exemple devrait inspirer le collège: après avoir mis en place une zone drop off payante qui n’existe pas à Zaventem, elle vient d’imaginer de faire payer l’accès aux toilettes. Un automate a été installé comme dans les stations-service d’autoroute: même Michael O’Leary de Ryanair n’avait pas encore osé faire ça dans ses avions.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...