Vente de drogue à Charleroi: un comportement suspect devant une sandwicherie

Si la détention de cocaïne et d’héroïne ne pose pas problème, c’est une autre histoire pour la vente.

L.C.
 L’homme était posté devant une sandwicherie. C’est là qu’il attendait ses clients.
L’homme était posté devant une sandwicherie. C’est là qu’il attendait ses clients. ©ÉdA – 60323602503

Comme le rappellent à juste titre le parquet et les différentes opérations policières menées par la zone de police de Charleroi, la lutte contre le trafic des produits stupéfiants est devenue l’un des objectifs urgents des autorités judiciaires. Fréquemment, la police locale se déploie en rue à la recherche du moindre comportement suspect. Le 21 avril dernier, les agents carolos ont fait bingo en découvrant le comportement particulier d’Athemane.

Ce dernier, originaire d’Algérie, effectue les cent pas devant une sandwicherie avenue Jules Henin à la ville haute et semble chercher du regard des personnes présentant un profil bien particulier de toxicomane. Dans le pull du prévenu, les policiers découvrent 11 boulettes, soit plus de 4 gr de cocaïne et plus de 5 gr d’héroïne. Ainsi que des messages interpellants dans l’un de ses GSM.

"Il y a des messages typiques, du style: ‘‘tu peux encore faire quinze ?’’ Pas de doute donc sur son activité de vente", estime le substitut Vervaeren.

Trahi par son ADN

Ce jeudi après-midi, face à la justice, le prévenu ne conteste pas la détention des deux produits puisqu’il en est consommateur. Par contre, la vente est vivement contestée par Athemane, qui jure avoir volé la marchandise planquée dans un sachet et appartenant à un vrai dealer. Hélas, pour sa crédibilité, son ADN fut relevé sur les produits cachés dans le fameux sachet.

Dix-huit mois de prison sont requis contre l’homme, actuellement détenu. La défense plaide un sursis simple, sans aller contre les éléments présents dans le dossier. Jugement le 8 décembre.

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