Charleroi Entreprendre doit adapter son offre

Le guichet unique des idéateurs, porteurs de projet et dirigeants de TPE/PME de Charleroi Métropole, se prépare à relever de nouveaux défis.

Didier Albin
Denis Lesoil indique  que « Les impératifs budgétaires imposent de faire davantage avec moins. »
Denis Lesoil indique que « Les impératifs budgétaires imposent de faire davantage avec moins. » ©Didier Albin

Changement d’organisation et d’espaces de travail, recentralisation des équipes, intégration du hub créatif: le guichet unique pour le soutien à la création d’activités et le développement des TPE/PME, Charleroi Entreprendre adapte son offre de services. "Les impératifs budgétaires nous imposent de faire davantage avec moins, observe Denis Lesoil, le directeur de la structure établie à la caserne Tresignies en centre-ville. Nous devons optimaliser l’utilisation des deniers publics, mutualiser les investissements et les ressources en renforçant les collaborations et le travail en réseau. Nous ne sommes pas là pour nous substituer aux acteurs économiques et financiers déjà actifs, mais pour proposer aux porteurs de projets et dirigeants d’entreprise un accompagnement à la carte. Notre rôle, c’est de les orienter vers les bons opérateurs, de les aider à rencontrer leurs besoins (étude de marché, prototypage, financement, recherche de lieux de travail, etc.) tout en leur laissant la pleine et totale maîtrise de leurs choix et de leurs stratégies."

Plus de lisibilité

Dans ce cadre, Charleroi Entreprendre doit rendre ses actions plus lisibles, plus claires pour ses publics cible. "C’est le chantier que nous avons ouvert." Il rencontre les objectifs de la réforme lancée par la Wallonie: revoir les processus, changer la façon de travailler, favoriser l’évaluation permanente dans un souci de qualité. La transformation s’opérera dans la durée, au gré des évolutions.

"Pour résumer, nous sommes une coupole au service de la création et de l’expansion des activités sur le territoire de Charleroi Métropole. Nous intervenons à différents degrés de maturation des projets: depuis la bonne idée jusqu’au changement d’échelle en passant par la production, la commercialisation, etc."

La structure a tiré des leçons des crises sanitaires, économique, sociale, climatique: "nous sommes occupés à reconfigurer les espaces de l’aile droite de la caserne Tresignies que nous occupons."

Dans les semaines et mois à venir, l’infrastructure disposera de salles de différentes capacités, depuis un auditoire d’une petite centaine de places jusqu’au bureau individuel en passant par des lieux adaptés aux réunions hybrides, mi présentiel mi distanciel. "Pour réduire les dépenses et l’empreinte écologique, nous le faisons en récupérant tout ce qui peut l’être." Comme des cloisons et éléments de décoration transférés du hub créatif du Quai 10. L’entrepreneuriat n’a pas de sexe, d’origine, d’âge ni de statut social. "Nous accompagnons des starters et des dirigeants très différents, du jeune de 18 ans à des personnes qui veulent s’épanouir dans une activité de service ou de production après une carrière complète."

L’espace Tresignies se veut un lieu de partage, de créativité, d’innovation et d’intelligence collective. "Le lieu où les idées jaillissent, où la communauté interagit, complète Denis Lesoil. C’est pour cela qu’à côté de nos espaces de coworking, incubateurs de projets étudiants et locaux modulables, nous voulons développer des services collectifs."

À six semaines de la fin de l’année, le cap des 400 projets accompagnés a déjà été franchi. "Nous devrions ainsi encore progresser de 15% par rapport à l’année 2021 qui avait déjà été un excellent cru."