Charleroi: une relation extraconjugale dégénère en conflit familial

Les deux familles impliquées dans les faits ont comparu, ce jeudi matin, devant la justice.

L.C.
« Il est sorti d’un bar avec sa maîtresse et je l’ai giflé. » Marziya admet les violences à l’encontre de son mari.
« Il est sorti d’un bar avec sa maîtresse et je l’ai giflé. » Marziya admet les violences à l’encontre de son mari. ©Volodymyr – stock.adobe.com 

Dans le coin droit, Marziya et ses deux enfants. Dans l’autre coin, Memnune et ses deux filles. La relation entre les deux familles a dégénéré aussi violemment qu’un combat de boxe. Fin 2017, c’est une relation extraconjugale entre le mari de Marziya et Memnune qui met le feu aux poudres. Rapidement, tout le monde s’en mêle, y compris les enfants.

Trois scènes de coups et blessures

Pour le parquet, Marziya a été l’auteure de trois scènes de coups et blessures: une sur sa rivale, une seconde sur l’une des filles de celle-ci et la dernière scène contre son époux. Seule la scène à l’encontre de son mari est reconnue par la mère de famille. "Il m’avait dit qu’il était à la maison. Mais je savais qu’il mentait, alors j’ai tourné dans Charleroi à sa recherche et j’ai découvert sa voiture. Il est sorti d’un bar avec sa maîtresse et je l’ai giflé.", admet Marziya.

Son fils et sa fille sont, eux, poursuivis pour des coups sur la fille aînée et sur la fille cadette de Memnune, mineure au moment des faits. Le 31 mars 2018, les deux filles de Memnune ont été victimes de coups par le trio familial à la sortie d’une kermesse, estime le parquet. Faux, disent en chœur les trois prévenus, qui jurent que la fille aînée a simplement trébuché sur le trottoir à cause de ses talons. Hûranim conteste également avoir harcelé le camp adverse.

Le substitut Brichet se félicite de l’amélioration de la situation entre les deux familles. La trahison, qui a largement dérapé en violences, semble terminée. Marziya a d’ailleurs excusé son époux pour son pas de travers. Une suspension du prononcé est dès lors requise par le parquet.

Me Bouchat, à la défense, ne s’oppose pas à cette mesure de faveur. Jugement dans un mois.