La police lui demande de quitter les lieux, il revient, entre par effraction et frappe son ex-compagne

Le jeune homme est revenu, a brisé une vitre, est pénétré dans le domicile de son ex-compagne et lui a asséné plusieurs coups.

L.C.
La police lui demande de quitter les lieux, il revient, entre par effraction et frappe son ex-compagne
©Pixel-Shot – stock.adobe.com 

Si Boris comparaît devant la justice menottes aux poignets, c’est parce qu’il a clairement pété les plombs, dans la nuit du 14 au 15 juin dernier, en se rendant, par deux fois, au domicile de son ex-compagne. Un peu avant les faits, cette dernière avait exprimé sa volonté de faire une pause dans la relation sentimentale entamée avec le prévenu quelques mois auparavant. Décision que le prévenu a eu du mal à accepter.

Une première intervention policière

Durant la soirée du 14 juin, Boris s’est donc rendu au domicile de la victime, bien décidé à la surveiller. " Mais la police est intervenue et a demandé au prévenu de quitter les lieux. Ce qu’il a fait.", précise le parquet. Cette intervention aurait dû suffire à calmer Boris. Mais ce ne fut pas le cas, puisqu’il est revenu sur les lieux un peu plus tard dans la nuit. " J’ai toqué à la porte, je n’ai pas eu de réponse. Donc je suis passé par-derrière et elle n’a pas voulu m’ouvrir la porte. J’ai brisé une fenêtre et je suis entré par effraction. Ensuite, je lui ai porté des coups", explique le jeune homme.

Face à la justice, Boris admet à demi-mot qu’il a adopté un comportement anormal, sous les yeux d’un enfant de son ex-compagne, qui a confirmé la véracité de la scène de coups sur sa maman. Selon Boris, il souhaitait récupérer le reste de ses affaires. " Il a foncé sur elle pour voir son GSM car il suspectait une tromperie. Il a voulu étrangler la victime.", narre le parquet en reprenant la déclaration de la principale concernée.

Pas impressionné par une précédente condamnation

Ce n’est pas la première fois que Boris comparaît et est condamné devant la justice pour sa violence. En janvier 2021, le prévenu a été condamné à 16 mois de prison avec un sursis probatoire pour des faits de violence. Cette fois-ci, le parquet entend taper un peu plus fort en espérant enfin faire cesser le comportement violent de Boris. 20 mois de prison, avec un sursis probatoire strict, sont requis.

MeDelaey, à la défense, espère obtenir une peine de probation autonome pour son client. Ce à quoi le parquet a exprimé son refus, estimant la mesure de faveur trop légère. Décision vendredi prochain.