Mohamed n’est pas le «Pablo Escobar de Charleroi», mais les mesures de faveur n’ont pas fait leur effet

Le jeune homme a choisi la carte de l’honnêteté, mardi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Mohamed n’est pas le «Pablo Escobar de Charleroi», mais les mesures de faveur n’ont pas fait leur effet
©Rainer Fuhrmann – stock.adobe.co 
Lee Colonius

Certes, Mohamed est apparu comme ayant l’air fort sympathique, mardi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi mais les apparences sont trompeuses. Et le parquet a rapidement ramené le prévenu les pieds sur terre en évoquant son passé judiciaire et la particulière gravité de son comportement. Car oui, Mohamed a vendu de la cocaïne dans les rues de Charleroi sur un mois.

C’est au lendemain de Noël qu’une patrouille du PSO (Peloton de Sécurisation et Ordre Public) a remarqué un échange suspect entre deux hommes à hauteur de la rue Neuve: d’un côté, Mohamed, de l’autre un toxicomane bien connu des services de police pour sa dépendance aux produits stupéfiants. Si ce dernier n’a malheureusement pas pu être interpellé par les agents, Mohamed, lui, n’a pas réussi à leur échapper.

Déjà condamné pour des faits similaires

Les policiers ont découvert deux boulettes contenant 17 autres boulettes de poudre blanche, pour un total de 3,63 grammes. Outre ces quelques grammes, des SMS interpellants laissant clairement penser à l’existence d’un trafic ont été retrouvés dans le GSM de Mohamed. Si ce dernier niait, au départ, être un vendeur de cocaïne, il est revenu vers de meilleures intentions en avouant la vente.

Compte tenu du risque de récidive et des mesures de faveur obtenues par le passé qui n’ont visiblement pas eu le moindre effet sur Mohamed, une peine de minimum 30 mois de prison est requise par le substitut Henry. MeFosseur, à la défense, plaide la plus grande clémence du tribunal pour son client, loin d’être le " Pablo Escobar de Charleroi ", via un sursis simple.

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