Il avait les cartes en main pour éviter 3 ans de prison

L’homme avait formé opposition contre la révocation de son sursis probatoire. Mais le tribunal correctionnel a confirmé la décision initiale.

L.C.
Il avait les cartes en main pour éviter 3 ans de prison
Sept rendez-vous manqués, et le reste. La commission de probation a perdu patience avec cet homme qui avait bénéficié d’une seconde chance. ©Felix Pergande – stock.adobe.com

Le 15 novembre 2017, Frank avait reçu une faveur du tribunal correctionnel de Bruxelles concomitante à une peine de 3 ans de prison pour des faits graves de viols.

La commission de probation, via un rapport, avait signalé l'absence de réactivité de Frank dans le cadre de son suivi. Interrogé sur ce manque de sérieux, Frank avait admis "avoir commis quelques bêtises et ne plus avoir eu la moindre adresse pendant un certain temps". Le tout, à la suite notamment d'une séparation difficile.

Le 11 juin 2019, Frank avait comparu une première fois devant la commission de probation, avant de louper sept rendez-vous faute de ressources pour s'y rendre. La commission de probation avait toutefois laissé une chance au prévenu. "On lui avait demandé d'être attentif à de futurs appels qu'il allait recevoir", précisait le parquet.

Trop tard pour le prévenu

Et un mois plus tard, ce fut la même chanson. Frank n’a pas répondu aux appels et ne s’est pas non plus inquiété de son sort.

Résultat: la révocation du sursis probatoire avait été prononcée, en novembre 2020.

Le casier judiciaire de Frank " long comme un bras", selon le parquet, démontrait un certain je-m'en-foutisme.

"Il a déjà eu deux mesures de faveur révoquées. Il avait une seule condition à mettre en place (un suivi thérapeutique) et ça n'a pas été fait. On lui a tendu la main à plusieurs reprises. Maintenant, c'est trop tard."

Frank avait décidé de former opposition pour espérer éviter cette révocation.

Il faut dire que la décision est lourde de conséquences pour le prévenu, qui devait du coup purger la peine de 3 ans de prison.

Mardi matin, le tribunal correctionnel a encore une fois estimé qu’il était trop tard.