Plus de 1500 tests salivaires effectués en 6 semaines à l’UMons

Une campagne de dépistage gratuite et anonyme est en cours depuis la rentrée d’avril. Elle doit permettre à l’université de Mons de coordonner une campagne plus large dans des établissements d’enseignement supérieur du Hainaut.

Plus de 1500 tests salivaires effectués en 6 semaines à l’UMons
Les tests salivaires développés par l’ULiège sont utilisés depuis 6 semaines pour dépister la communauté UMons. ©Photo News

Depuis le mardi 20 avril, soit dès le retour des vacances de Printemps (Pâques), l’université de Mons (UMons) a mis en place une campagne gratuite et anonyme de testing Covid-19 au bénéfice des 12 000 membres de sa communauté autorisés à venir travailler et étudier sur ses sites de Mons et Charleroi, le code orange en vigueur n’autorisant que 20% de présentiel.

Depuis lors, plus de 1 500 tests salivaires (à raison de 250 à 300 par semaine) ont pu être analysés. Réalisés sur base strictement volontaire, ces tests ont révélé un taux de positivité moyen stable de l’ordre de 1 à 1,5 . Tous les échantillons recueillis ont été analysés au sein de la plateforme de dépistage conjointe UMons/Jolimont et fournissaient, avec un dépôt au point de collecte à 11 h, un résultat fiable dès le début de soirée.

Cette campagne de testing, financée sur fonds propres, doit permettre d’identifier tout cluster qui pourrait émerger au sein de la communauté UMons et adopter aussitôt les mesures prophylactiques nécessaires pour préserver la santé de ses 2 000 membres du personnel et plus de 10 000 étudiants mais aussi les chercheurs issus de ses Centres.

Sur les 1 500 tests analysés jusqu’ici en moyenne, près de deux tiers ont concerné les membres du personnel, un quart ses étudiants et un peu plus de 10% ses doctorants et chercheurs.

Suivre la situation épidémiologique en temps réel

«Ce testing en continu nous a permis d’assurer un suivi dans le temps et une localisation géographique précise dans nos bâtiments sur nos campus montois et carolo», explique Philippe Dubois, recteur de l’UMons.

«Nous pourrions réagir ainsi en moins de 24 h si un foyer de contamination devait se présenter; ce qui n’est pas le cas actuellement. Notre initiative institutionnelle lancée voici un mois et demi démontre clairement que le système mis en place à l’UMons fonctionne parfaitement tant du point de vue du testing biologique en soi, que des aspects logistiques et informatiques.»

Cette expérience doit permettre à l’UMons de contribuer à la mise au point du projet pilote porté par la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui a pour but d’élargir les tests salivaires à tout le secteur de l’enseignement supérieur. Elle s’inscrit dans un objectif et une perspective de reprise en présentiel à 100% lors de la rentrée 2021-2022, tel qu’annoncé récemment par la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny.

Dans ce contexte, l’Université de Mons est appelée à coordonner la campagne de testing pour le Hainaut qui débutera dès ce lundi 31 mai et se prolongera durant toute la période des examens. L’UMons prévoit également d’étendre le système actuel à son partenaire hospitalier Jolimont ainsi qu’à d’autres établissements d’enseignement supérieur implantés dans la province.

Dans les prochains jours, la procédure sera légèrement modifiée et les résultats pourront désormais être communiqués directement par SMS, tout en garantissant l’anonymat. Dans la mesure où la participation à cette campagne de testing/screening s’effectue sur base exclusivement volontaire, les autorités de l’UMONS sont satisfaites du taux de participation affiché jusqu’ici.