« Ici, ce n’est pas le procès du Carlton »

L’appartement des prévenus servait aux prestationsde plusieurs dames.

F.D.

On connaissait le principe du coworking, qui permet à plusieurs entrepreneurs de partager une même infrastructure pour travailler. Mais un couple de Morlanwelz a innové, en transposant le concept à la prostitution. Début 2013, Friedrich a perdu son job et s’est retrouvé au CPAS. Sa compagne, Muriel, n’engrangeait pas beaucoup plus de revenus et avait déjà commencé à se prostituer. Elle vendait donc son corps discrètement, dans l’appartement qu’elle louait sur l’avenue Joseph Wauters. Et puis, l’idée est venue de limiter les «frais de fonctionnement» en louant les chambres à quatre autres filles, elles aussi actives dans le milieu de la prostitution. Pour la pub, par exemple, c’était beaucoup plus simple: des petites annonces étaient passées pour tout le monde sur des sites et des blogs spécifiques. C’est d’ailleurs par ce biais que les enquêteurs ont découvert les activités de Muriel et Friedrich, et en particulier, les services proposés par «Muriel la soumise». En contactant le numéro fourni, les policiers ont reçu l’adresse de l’appartement et des informations sur les tarifs: 100 euros la demi-heure et des prix spéciaux pour obtenir les faveurs de deux dames simultanément…