Sophie Drofiak qualifiée pour le mondial d’Ironman 70.3 en Australie

À Barcelone, la triathlète s’est qualifiée pour le mondial d’Ironman 70.3 en Australie. Le plus bel exploit de sa carrière sportive.

Sophie Drofiak  qualifiée pour le mondial d’Ironman 70.3 en Australie
Sophie Drofiak s’est brillamment qualifiée en Catalogne. ©ÉdA – 301240078253

Après avoir mis le triathlon entre parenthèses pour se consacrer pleinement à ses études en kinésithérapie, Sophie Drofiak voulait se relancer en 2016. La Thiméonaise y est bien parvenue puisqu'elle s'est qualifiée pour le championnat du monde Ironman 70.3 (demi-Ironman) qui se déroulera début septembre en Australie comme, quelques mois plus tôt, son compagnon, le Cominois Raphaël Amato! «Down under», elle peut donc s'attendre à avoir «la tête à l'envers»! Sophie a obtenu le précieux sésame le 22 mai à Barcelone. «Je me suis classée 8e sur une cinquantaine de participantes dans ma catégorie des 25-29 ans, raconte-t-elle. Au général, je suis 49e dame sur les quelque 600 féminines. Je suis sortie de l'eau en 2e position de ma catégorie après 28'49, puis j'ai roulé en 3h21'45, ce qui m'a fait rétrograder à la 13e place avant de bien finir à pied le semi-marathon en 1h44'05. Mon temps total fut de 5h40'34.»

Ce sera sa première participation à un championnat du monde. «Jusqu'alors j'avais juste participé à une manche de Coupe d'Europe, donc, oui, il s'agit du plus bel exploit de ma carrière sportive. J'ai hâte d'y être.»

La triathlète a toutefois quelques solides références derrière elle: deux fois 3e au championnat de Belgique de triathlon par équipe avec le TriGT, deux titres de championne de Belgique universitaire en triathlon et un titre de championne universitaire en trail, notamment.

La compétition, elle l'abordera sereinement mais non sans ambition! «J'essaye de ne pas trop me mettre la pression car d'une part la qualif était inespérée et d'autre part, je ne pensais pas non plus devoir me repréparer pour un demi cette année vu qu'à la base je fais plutôt des distances olympiques. Néanmoins je vais tout donner et j'espère clairement être sous les 5 h 30. Même si c'est en Australie, je ne compte pas y aller en touriste!»

Un Ironman? Pas tout de suite

Sur place, elle pourra compter sur Raphaël pour la motiver. «Ensemble, nous avions gagné l'épreuve Swimrun de l'Eau d'Heure l'an dernier mais lors de l'édition de cette année nous avons été mal aiguillés alors que nous étions premiers de la moyenne distance! Inutile de dire que nous étions vraiment dégoûtés…» Elle retrouvera aussi d'autres Carolos, Erwin De Vos et Pierre Hubert de l'ATCC.

La prochaine étape logique serait de se lancer sur Ironman complet, c'est qu'elle n'a encore jamais fait. «Ce n'est pas encore au programme… Peut-être plus tard. Le marathon ne me fait pas peur, la natation encore moins mais le vélo c'est une autre paire de manches… Je sais vraiment ce que je dois améliorer avant de me lancer sur un triathlon complet.»