L’académie clôture « Mai’tallurgie »

De nombreux professeurs et élèves de l’académie de musique et des arts parlés de Marchienne-au-Pont ont presté pendant quelques heures sous les structures métalliques du Rockerill.

P.R.
L’académie clôture « Mai’tallurgie »
Récital de trompettes par les professeurs et élèves de l’académie de musique de Marchienne-au-Pont. ©ÉdA P.R.

Ce spectacle surprenant était tout à fait représentatif du festival Mai’tallurgie 2016 et a conclu bien à propos ce rendez-vous placé, cette année, sous le slogan «On s’en friche pas».

Au milieu des souvenirs de l’ancienne forge de la Providence, il était étrange mais également très enrichissant d’écouter de la musique classique et des chants d’enfants.

Tout un symbole industriel

Une ambiance musicale particulière s’est donc rapidement créée au son de la trompette, de la clarinette, du violoncelle, du piano, de la guitare, de l’accordéon et du chant des chœurs.

Autant de concerts exceptionnels qui ont été écoutés près des anciennes forges de sidérurgie, dignes exemples des friches industrielles existant encore à Marchienne-au-Pont. L’usine, appelée Forges de la Providence, a été construite en 1832. Elle a été rachetée en 2005 par un collectif qui a réhabilité les lieux; il s’agit bien évidemment du Rockerill, devenu, en une décennie, un fleuron de la culture alternative à Charleroi. Sous son architecture atypique, il est ainsi devenu un lieu d’accueil pour de nombreux artistes, dans de nombreux genres musicaux, souvent bien éloignés des prestations académiques de ce dimanche-ci.

La directrice de l'académie de Marchienne-au-Pont, Bernadette Weyers, précise: «Plus de 100 élèves et professeurs prennent part à ce concert. Nous participons pour la 3e fois à la biennale «Mai'tallurgie». En 2016, nous nous investissons pleinement. Nous défrichons au fil de l'art».

Les groupes de musique classique alternent avec la guitare rock et la musique du monde. Le jazz est mis à l’honneur par l’ensemble Guitare Rock et son voyage musical du Mississippi à New York.

Un grand succès a été, entre autres, réservé à un medley de percussions corporelles et des groupes vocaux, tous très appréciés.