Céline Fremault ne rempilera pas: «J’ai envie d’autres horizons»

La cheffe de groupe Les Engagés et ex-ministre prendra sa retraite politique en 2024. L’Uccloise soutiendra la nouvelle équipe « jusqu’au bout ».

Mathieu Ladevèze
 Fremault: «Aujourd’hui, je suis très clairement au service et au soutien de la dynamique initiée par Yvan Verougstraete.»
Fremault: «Aujourd’hui, je suis très clairement au service et au soutien de la dynamique initiée par Yvan Verougstraete.» ©BELGA

On s’en doutait, c’est désormais officiel: la cheffe de groupe Les Engagés au parlement bruxellois et ancienne ministre Céline Fremault ne rempilera pas en 2024. Sa décision n’est pas liée à la très récente apparition d’Yvan Verougstraete, candidat à la vice-présidence des Engagés et potentielle tête de liste bruxelloise pour ce même parti aux élections régionales de 2024.

"J’ai annoncé à Maxime Prévost juste après la Toussaint, en novembre dernier, mon intention de ne plus jouer de rôle au sein de la présidence des Engagés", déclare l’élue uccloise. "Je ne serais plus tête de liste, ni aux premières loges lors des prochaines élections, en 2024. Je ne siégerai donc dans aucun hémicycle." Pour l’ancienne ministre très impliquée dans le milieu associatif, cette décision mûrie depuis plusieurs mois est avant tout liée à un choix de carrière personnelle.

Je n’ai pas envie de faire partie de ces gens qui traînent confortablement dans un hémicycle pour de mauvaises raisons.

"J’ai envie d’autres horizons. J’ai de nombreux projets. À 48 ans. J’ai été députée à 30 ans, cheffe de groupe à 36 ans. À un moment, il faut savoir dire stop. Je n’ai jamais fait fi du fait que je ne ferais jamais toute ma vie en politique. La question, a-t-on encore envie de voir Céline Fremault sur une liste n’est pas une question qui m’anime. Je n’ai pas envie de faire partie de ces gens qui traînent confortablement dans un hémicycle pour de mauvaises raisons."

Qui pour la remplacer, du coup? Pour aller pêcher les 7707 voix de Céline Fremault, sans oublier les 4661 de Pierre Kompany dont on ne connaît pas encore la décision pour 2024 – soit 40% des voix de la régionale bruxelloise du cdH (à l’époque) rien qu’à eux deux…? Yvan Verougstraete, clament de nombreux Engagés bruxellois.

Aujourd’hui, je suis très clairement au service de la dynamique initiée par Yvan. Son arrivée s’inscrit pleinement dans un processus de refondation du parti

"Il n’est pas venu pour ne pas jouer un rôle important dans le parti et à Bruxelles, que ce soit via la Région ou le Fédéral", commente un élu bruxellois proche du néo-Engagé. Céline Fremault le soutient à 200%. "J’ai été une ministre très heureuse, une cheffe de groupe très heureuse, une députée très heureuse. Aujourd’hui, je suis très clairement au service et au soutien de la dynamique initiée par Yvan et celles et ceux qui porteront le projet en 2024. Son arrivée s’inscrit pleinement dans un processus de refondation du parti. Il est logique et normal que le projet des Engagés soit porté par de nouvelles personnalités."

D’autres personnalités de la société civile devraient prochainement annoncer leur arrivée chez Les Engagés. "Il y a une nécessité impérative d’un grand renouvellement sinon on ne s’en sortira pas", commente un autre ténor bruxellois du parti. "On ne sait pas encore comment cela va se concrétiser mais je pense qu’Yvan Verougstraete doit être un des porte-drapeaux des Engagés à Bruxelles."

Dans cette nouvelle génération, on peut également citer quelques élus déjà bien en place. La jeune Gladys Kazadi, au nord-est de Bruxelles. Ou le surmotivé Christophe de Beukelaer – de Woluwe-Saint-Pierre lui aussi -, qui affiche depuis longtemps ses ambitions au sein de son parti. L’arrivée d’un autre Sanpétrusien aux premières loges risque-t-elle de lui barrer la route? "Il n’y a pas de concurrence entre nous", assure-t-il. Je me réjouis de son arrivée. "Nous avons besoin de nouvelles têtes à Bruxelles et il incarne idéalement ce renouveau."

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