Corinne Hoex ou le ciselage épuré

UCCLE - Petit bonheur divin pour amateur de mots: Corinne Hoex, Uccloise de belle date, a le vent (éditorial) en poupe. Son second roman, «Ma robe n'est pas froissée» trône en excellente place dans les librairies. Le «désir» de l'auteur(e)? Les grandes thématiques ou la dénonciation de faits de société. En un style frôlant l'épure descriptive.

Une grande pièce de vie qu'une terrasse prolonge, en vis-à-vis de feuillus étouffant à peine le défilé de quatre roues. C'est là, quelque part au Globe, que Corinne Hoex, historienne de l'art venue, sur le tard, à la fiction, noircit des briques et des briques -«J'ai besoin du lieu, de calme, de concentration». Des briques qu'elle passe ensuite des années à «élaguer»: «Mon premier roman («Le grand menu», sorti en 2001 aux éditions de l'Olivier, NDLR), faisait 500 pages!», s'amuse notre interlocutrice. «Je l'ai retravaillé pendant des années pour descendre jusqu'à 124 pages...».