Gale, diphtérie et soupçons de tuberculose: Schaerbeek dénonce «un camp de 700 réfugiés au cœur du Quartier Nord»

La commune bruxelloise de Schaerbeek dénonce l’existence d’un " camp de réfugiés au cœur du Quartier Nord ". Elle exige une action du fédéral.

Belga
 C’est dans ce bâtiment de la rue des Palais à Schaerbeek que se sont rassemblés plus de 700 réfugiés selon la commune de Schaerbeek, qui demande l’action du fédéral.
C’est dans ce bâtiment de la rue des Palais à Schaerbeek que se sont rassemblés plus de 700 réfugiés selon la commune de Schaerbeek, qui demande l’action du fédéral. ©Google Street View (illustration)

La commune bruxelloise de Schaerbeek dénonce, mardi dans un communiqué, l’existence d’un "camp de réfugiés au cœur du Quartier Nord", symbole selon les autorités locales de "la crise de l’accueil engendrée par l’inaction du gouvernement fédéral en matière de politique migratoire".

Quelque 700 personnes occupent actuellement un bâtiment situé au 48 de la rue des Palais. Il s’agit en majorité de personnes détentrices d’un article 26, qui devraient donc être hébergées par l’État fédéral, estime la commune.

« Occupation massive et non-contrôlée »

"Ce bâtiment, qui fait l’objet d’un projet de réhabilitation avec création de logements, devait être occupé de manière temporaire pour deux ans par la Région de Bruxelles-Capitale afin d’accueillir des bénéficiaires de la protection temporaire pour les Ukrainiens. Des travaux avaient été entrepris dans ce sens avant qu’une occupation massive et non-contrôlée débute, et les interrompe", ajoutent les autorités communales.

Un avis d’expulsion a été rendu par le juge le 17 novembre, après l’envoi d’une requête signée par le propriétaire et la SLRB (Société du Logement de la Région bruxelloise), et laisse trois semaines aux occupants pour quitter les lieux. "C’est donc une véritable course contre la montre qui s’est engagée pour le relogement de ces réfugiés mais à laquelle le fédéral refuse de participer", dénonce la commune, qui évoque des cas avérés de gale, de diphtérie et des soupçons de tuberculose sur place.

La bourgmestre Cécile Jodogne (DéFI) en appelle au gouvernement fédéral. "J’exige que la secrétaire d’État Nicole de Moor (CD&V) prenne ses responsabilités et nous présente enfin des solutions concrètes afin d’organiser le relogement de ces réfugiés rapidement. Ces personnes sont de sa responsabilité. Une cellule opérationnelle d’urgence doit être mise sur pied d’ici la fin de la semaine." Elle en appelle aussi à la collaboration avec les autres niveaux de pouvoir.