L’échevin schaerbeekois Michel De Herde porte plainte contre X pour harcèlement

L’échevin accusé d’atteinte à l’intégrité sexuelle, tentative d’incitation à la débauche sur mineur et faits de viol porte plainte suite à une campagne d’affichage demandant sa démission.

La Rédaction
L’échevin schaerbeekois Michel De Herde porte plainte contre X pour harcèlement

L’échevin Défi de l’enseignement et des crèches francophones de Schaerbeek, Michel De Herde porte plainte contre X. La raison: une campagne d’affichage sur le parvis de l’hôtel de Ville demandant sa démission.

Lundi dernier, La Dernière Heure dévoilait qu’ une deuxième plainte à son encontre aurait été déposée pour tentative d’incitation à la débauche sur mineur et faits de viol, sans que le Parquet ne puisse confirmer ou infirmer l’information. En mai dernier, sa collègue Sihame Haddioui, échevine Écolo de l’Égalité des chances, portait également plainte contre lui pour atteinte à l’intégrité physique.

Depuis lors, niant les faits qui lui sont reprochés, Michel De Herde a fait savoir qu’il se mettait en congé maladie.

Des soupçons envers la première plaignante

La nuit de lundi à mardi, des affiches intimant à Michel De Herde de quitter ses fonctions sont apparues dans l’épicentre de Schaerbeek. "De Herde hors de notre commune", pouvait-on y lire, révèle la RTBF. Mardi soir, le média public révélait que l’échevin déposait plainte contre X pour harcèlement. "C’est la deuxième fois que cela se produit", indique Michel De Herde au micro de nos confrères, et de soupçonner publiquement Sihame Haddioui et l’ASBL "Les sous-entendu.e.s" d’être derrière tout ça, en soulignant qu’elles entretiennent "des liens très étroits". L’une comme l’autre nient toute implication, et s’étonnent de la procédure judiciaire entamée par l’échevin amarante, tout en affirmant respecter l’État de droit.

Depuis la publication de l’article de la RTBF, sur les réseaux sociaux, de nombreuses réactions sont apparues. Sihame Haddioui analysait sur Instagram cette plainte comme une tentative de détourner l’attention et décrédibiliser les plaintes, tout en condamnant toute forme d’agression ou de harcèlement. La porte-parole des Sous-Entendu.e.s ne se dit pas inquiète par cette plainte, et rappelle le concept de liberté d’expression.

Enfin, l’avocate de l’échevin de 58 ans affirme n’avoir toujours pas pu s’exprimer face à la justice dans ce dossier, remettant en doute le sérieux des plaintes.