Frank Andriat roule vers l’amour

Porté par un humour revigorant, «Les mardis d’Averell Dubois» suit pendant un demi-siècle un vendeur de Peugeot qui finit par trouver l’amour.

Michel PAQUOT

Il en est convaincu: le mardi est le pire jour de la semaine. C'est en effet un mardi que Joe, que tout le monde appelle Averell, car il ressemble davantage au plus grand des Dalton qu'au petit teigneux, s'est cogné à Bill Babeler en voulant éviter une déjection canine sur le trottoir. En ce 22 juillet 1969, le lendemain du premier pas sur la Lune, le petit garçon de 12 ans est bien loin de s'imaginer que sa route ne cessera de croiser ce butor mal embouché, personnage néfaste et sadique aussi bête que méchant. «C'est une sorte de petit Trump, commente l'auteur. Il ne voit le monde qu'en fonction de lui et n'existe qu'en écrasant les autres.»