Sur Facebook, les groupes communaux investissent la toile: exemple avec La Schaerbeekoise

Ils sont un lieu d’échange d’informations, de bons plans ou de coups de gueule. Sur les réseaux sociaux, les groupes rassemblant les habitants d’une même commune fleurissent de manière exponentielle. Au point de devenir un lieu de rencontre citoyenne?

Céline Demelenne
Sur Facebook, les groupes communaux investissent la toile: exemple avec La Schaerbeekoise
Pour échanger des infos, de plus en plus de citoyens se rassemblent via des groupes communaux, sur Facebook. ©SolisImages – Fotolia

Aurélie De Coster habite à Schaerbeek. Depuis 2015, elle est aux commandes de «La Schaerbeekoise», une page Facebook dédiée à l'entraide citoyenne. Des 1500 membres d'origine, le groupe en compte aujourd'hui près de 11.000. Un vrai plébiscite à l'échelle locale pour un groupe qui reste fermé.

Sur Facebook, les groupes communaux investissent la toile: exemple avec La Schaerbeekoise

Aurélie De Coster, d’où est née l’idée de créer cette page consacrée à Schaerbeek?

Ce n’est pas moi qui l’aie créée au départ. L’idée est venue d’une jeune femme qui emménageait dans le quartier. En février 2014, elle décide donc de fonder ce groupe. Celui-ci rassemblait d’abord plusieurs de ses amis, qui habitaient également la commune. Puis, ça s’est étendu. Le groupe a vite compté 1 500 membres. Elle a ensuite souhaité passer la main. Et vu que je trouvais la page sympa, je me suis dit: “pourquoi pas” et je suis devenue administratrice.

Comment définiriez-vous cette page?

C’est un lieu qui regroupe à la fois des bonnes adresses, des bons plans, des initiatives citoyennes. Il y a pas mal de choses différentes, c’est aussi pour cela que les gens s’y inscrivent. Il y a un système de modération des commentaires, mais on censure le moins possible. La ligne directrice est vraiment l’entraide et la bienveillance.

L’idée, c’est de compenser les réponses que la Commune ne vous apporte pas?

Je dirais que la page vient plutôt en complément. D’ailleurs, pour les questions d’urbanisme ou les aspects plus administratifs, le community manager de la page officielle de la Commune vient souvent sur notre groupe pour apporter des réponses. Et le bourgmestre encourage notre initiative.

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Ce groupe est donc avant tout une façon de créer du lien social.

Oui, vraiment. Il y a des personnes qui nous disent que la page leur a changé la vie! Parce qu’elles ne doivent plus chercher midi à quatorze heures lorsqu’elles ont besoin d’un renseignement.

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Mais vous restez quand même derrière un ordinateur…

Dans un premier temps, oui. Il s’agit de simples échanges sur le groupe. Mais dans un second temps, il y a pas mal d’activités qui se mettent en place.

Comme quoi?

On a notamment une personne qui propose des séances de yoga au parc. Maintenant, à chaque fois qu’elle propose cela, il y a des dizaines de personnes qui s’y rendent! Ces gens se sont rencontrés grâce au groupe. Dans un autre registre, j’ai eu besoin d’une tonnelle il y a quelque temps parce que je faisais une brocante. J’ai posté ma demande sur le groupe et deux heures après, j’allais chez une dame qui habite à trois rues de chez moi pour emprunter sa tonnelle.

Par l’intermédiaire des réseaux sociaux, la convivialité se voit renforcée…

Oui, car forcément, ça permet de rencontrer ses voisins. Cela ne veut évidemment pas dire qu’on va devenir de grands amis. Mais ça crée du lien, c’est évident!

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