Le nouveau visage d’une place Van Meenen sans voiture

Les places de parking vont être supprimées sur la place Van Meenen. Début du chantier espéré  : fin 2023.

Ro. Ma.
 Un projet a été sélectionné à l’occasion d’un concours et va désormais faire l’objet d’amendements.
Un projet a été sélectionné à l’occasion d’un concours et va désormais faire l’objet d’amendements. ©Multiple

Avec vue sur l’emblématique hôtel de ville de Saint-Gilles, un des plus beaux édifices du genre en Belgique, la place Maurice van Meenen est aujourd’hui davantage un vaste parking qu’une "cour d’honneur". Mais la majorité locale PS-Écolo, malgré ses sensibilités divergentes en la matière, ambitionne d’enlever le stationnement et de transformer cette place en esplanade piétonne .

"Un parking devant un hôtel de ville, c’est anachronique. On n’imaginerait plus le Parvis ou la Grand-Place avec des voitures garées au milieu", indiquait en septembre dernier l’échevine Catherine Morenville (Écolo), en charge de la Mobilité et du Stationnement. Selon une étude réalisée par la commune, 15% des personnes se rendant à l’hôtel de ville de Saint-Gilles utilisent la voiture. Les deux tiers viennent à pied.

Un concours d’architecture a été organisé par le maître architecte bruxellois et le projet Multiple a été sélectionné. Le projet supprime donc le stationnement au profit d’une vaste esplanade de plain-pied. Quelques places seront toutefois maintenues pour les cérémonies et les PMR.

«Tout est mis en œuvre pour garantir le maintien du marché»

Le projet englobe également l’arrière de l’hôtel de ville (à savoir la rue de Savoie), prévoit des bancs, une fontaine ainsi que la plantation d’arbres. "La forte végétalisation au niveau du passage du tram crée une distance avec le trafic." Le résumé du maître architecte stipule que "tout est mis en œuvre pour garantir le maintien du marché, cœur identitaire du quartier".

 «Si tout se déroule bien», le chantier pourrait débuter fin 2023.
«Si tout se déroule bien», le chantier pourrait débuter fin 2023. ©Multiple

Catherine Morenville insiste: il s’agit ici de "premières esquisses". "C’est un projet brut. On va le retravailler, le modifier. Ce ne sont pas les esquisses qui seront soumises à la consultation citoyenne."

Par rapport aux plans présentés par le maître architecte, plusieurs changements sont déjà prévus: la statue de la Déesse du Bocq et le miroir d’eau seront déplacés. De même, la couleur rouge de l’allée centrale devrait être moins vive qu’annoncée.

Les Saint-Gillois devront cependant s’armer de patience. Avant de lancer les travaux, il faut encore modifier les plans, enclencher la phase participative, définir l’avant-projet, demander les permis, effectuer les travaux des impétrants… Bref, "si tout se déroule bien", le chantier pourrait débuter fin 2023. L’hôtel de ville étant classé, des retards liés aux procédures patrimoniales ne sont pas exclus…