Des citoyens ont à nouveau pointé la relation des policiers avec les jeunes

Des citoyens se sont mobilisés jeudi soir, au conseil communal de Saint-Gilles, pour porter une interpellation qui mettait en cause la relation de la police avec les jeunes.

Des citoyens ont à nouveau pointé la relation des policiers avec les jeunes

Le bourgmestre Charles Picqué s’est dit soucieux d’un bon rapport entre la population et la police, et indique souhaiter que les abus policiers soient sanctionnés avec intransigeance. Il a encouragé les victimes à porter plainte, mais a défendu que le dialogue devait tenir compte de la complexité du problème et ne pas rejeter sans distinction tout le travail policier.

Le bourgmestre a fait valoir que les récépissés de contrôles d’identité, les bodycams sur les policiers et les formations spécifiques, demandés par les citoyens, figurent dans l’accord de majorité et que leur mise en œuvre a été retardée par la nomination du chef de corps. Il a mis en avant le travail de prévention avec la jeunesse et le programme de proximité existant («UNEUS») et a précisé qu’un budget de 75.000 euros visait à faire évaluer en 2020 ces dispositifs de sécurité par un centre de criminologie ou une université.

Une représentante du «collectif des Madrés», un collectif de mères de la commune, Latifa Elmcabeni, a déploré ces retards, relevant qu’il s’agissait de sa 4e interpellation depuis le 4 mars 2018.

Elle a insisté pour que l’on ne considère pas les abus policiers comme des bavures marginales. La majorité des jeunes ne portent pas plainte, affirme-t-elle.

«Quand un policier se comporte comme un délinquant, il doit être puni comme un délinquant», plaide Latifa Elmcabeni. «Sans justice, on ne peut pas développer de lien. Quand ils (les jeunes) voient des policiers, ils ont peur de se faire frapper et courent».

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