Prison de Saint-Gilles: "forme flagrante d'abus de pouvoir" (CSC)

Comme les autres syndicats, la CSC Services publics a dit lundi espérer que l'incident avec le juge d'instruction Wim De Troy, qui s'est déroulé dimanche après-midi dans la prison de Saint-Gilles, ne reste pas sans suite. "Il s'agit d'une forme flagrante d'abus de pouvoir, en dehors de toute proportion", a estimé lundi le syndicat dans un communiqué de presse.

Le juge d'instruction a fait interpeller dimanche après-midi trois membres du personnel de la prison car il n'a pas pu garer sa voiture à l'intérieur de l'établissement. "Nous ne voulons pas anticiper sur le système judiciaire mais un signal clair doit être donné aux personnes concernées", a indiqué le secrétaire syndical Luc Neirynck. "Cela ne doit pas rester sans suite."

Le syndicat compte à cet égard sur des prochaines démarches du ministre de la Justice ou de la hiérarchie du juge d'instruction impliqué. En attendant, les syndicats vont se réunir lundi après-midi pour décider d'éventuelles actions futures. "Le personnel pénitentiaire a déjà donné un signal immédiatement après les faits. Les autorités administratives ont d'ailleurs bien réagi", a estimé Luc Neirynck.

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a déclaré lundi qu'il n'avait pas l'intention de laisser l'incident sans suite et a demandé l'ouverture d'une enquête.



Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.