Incident prison de Saint-Gilles: "tout est parti d'un malentendu" (Hénart)

L'incident qui s'est produit dimanche soir à la prison de Saint-Gilles avec le juge d'instruction Wim De Troy, qui a fait arrêter une directrice, un adjudant et un agent, est parti d'un malentendu, a indiqué Luc Hénart, le président du tribunal de première instance de Bruxelles et supérieur hiérarchique du juge d'instruction. Le président du tribunal estime que pour l'instant, une peine disciplinaire n'est pas à l'ordre du jour et plaide pour une discussion entre la magistrature et l'administration pénitentiaire.

Selon Luc Hénart, le juge d'instruction s'est présenté dimanche soir à la prison afin d'interroger un détenu qui avait été conduit à l'infirmerie. Il était accompagné de son greffier et d'agents de la section de la police judiciaire fédérale active à Brussels Airport, la PJF Airport, mais n'a pas pu entrer dans la prison avec son véhicule privé. Une discussion s'en est suivie.

"Le juge d'instruction devait interroger le détenu endéans un laps de temps limité afin de pouvoir le placer sous mandat d'arrêt", explique encore le président du tribunal bruxellois de première instance, "et a décidé de faire interroger la directrice et deux membres du personnel. Au vu de l'atmosphère tendue, il a fait se dérouler l'interrogatoire dans les locaux de la police et pas dans la prison. Après leur audition, les trois personnes concernées ont été reconduites à la prison."

Il n'était pas question d'arrestations ou de détention, selon M. Hénart, pour qui l'incident résulte d'un manque de clarté des règles. Il plaide aussi pour une nouvelle concertation entre la magistrature et l'administration pénitentiaire.



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