Mariama: «Il m’est arrivé d’avoir un toit mais rien à manger»

La crise de l’accueil se transforme en crise du logement, dénonce la plateforme Mineurs en exil. Qui craint que les mineurs étrangers ne se retrouvent à la rue.

Marie-Laure MATHOT
Mariama: «Il m’est arrivé d’avoir un toit mais rien à manger»
Mariama est aujourd’hui installée à Ixelles avec deux autres amies. Avec un loyer de 300€, l’avenir s’annonce meilleur. ©ÉdA M-L.M

Quand elle est arrivée de Guinée-Conakry en Belgique en 2012, Mariama n’avait que 16 ans. Au moment de son inscription à l’Office des étrangers, elle a été reconnue comme «MENA», diminutif pour «mineur étrangère non accompagnée». L’office l’envoie au centre d’accueil pour mineurs de Neder-over-Heembeek puis à Aywaille où elle ne peut pas rester indéfiniment. Le personnel social lui annonce qu’elle a deux mois pour quitter le centre et trouver un logement, un laps de temps beaucoup trop court.