Avenue Louise: exproprier les propriétaires des caves de la Gestapo?

Aux 347 et 453 de l’Avenue Louise, les murs gardent les cicatrices des témoignages des victimes de la Gestapo de la Seconde Guerre mondiale. Mais depuis leur découverte en 1994, ces caves restent fermées au public et aux scientifiques. Pour préserver cette sinistre mémoire, Rudy Vervoort voit deux alternatives : extrader les graffitis. Ou les propriétaires.

Cé. R.
Avenue Louise: exproprier les propriétaires des caves de la Gestapo?
graffitis cave gestapo ©Daniel Weyssow

C’est Julie De Groote qui a ressuscité le dossier au Parlement bruxellois. La députée cdh rappelle que rien n’a bougé depuis 2011, depuis le colloque de la Fondation Auschwitz, depuis la promesse de Charles Picqué de s’entretenir avec les syndics des numéros 347 et 453 de l’Avenue Louise. C’est là, au cœur de Bruxelles, que fomentaient les cerveaux responsables des arrestations et des déportations, que se retrouvaient les silhouettes noires de la Sichereitspolizei et que croupissaient leurs victimes. Résistants, communistes, juifs et opposants en tous genres du IIIe Reich ont laissé dans ces caves des témoignages puissants de leur passage, à coulées d’encre et coups d’ongles dans les murs. « Nous venger, Vive la Belgique, Vive De Gaule, Plutôt mourir debout que vivre à genoux, Ne jamais se rendre, … ».

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.